Réplique de Benchrest : custom sur base de type96 par Alumyx et Fred.

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Le Benchrest ?

Le Bench-Rest est un peu le laboratoire de recherche du tir sportif. Le tireur est assis, l’avant de la carabine posé sur un support trépied, des cibles particulières sont placées à 100 ou 200 mètres.
Il doit grouper le plus possible les impacts (5 balles en 7 minutes). Ce sport est d’origine Américaine et a su s’imposer dans le monde du tir sportif notamment en Europe.

On mesure l’écart, de centre à centre entre les deux impacts les plus éloignés d’une série de 5. La visée est optique.
Le record du monde de la spécialité à 200 mètres est détenu depuis plusieurs années avec un groupement de 3mm et d’infimes poussières…

Les 5 impacts à 200m sont très largement couverts avec une pièce de 5 centimes ! (pour les amateurs de géométrie, cela fait un écart d’environ 7 secondes d’angle).

- exemples de fusil de Benchrest :


C’est Alumyx qui le premier me parla de cette discipline dont j’ignorais totalement l’existence. C’était en février dernier et j’avais une dizaine de jours de vacances devant moi. L’envie de me faire un custom hors du commun me hantait, comme beaucoup de passionnés de Snipe Airsoft. Ni une ni deux, Denis passe commande d’une planche d’Iroko, je fais l’acquisition d’un MB01/08 sur TaiwanGun que je fais livrer directement chez Alumyx et je prends la route direction l’Hérault quelques jours plus tard.

Sur place, je retrouve mon MB-01/08 et une belle planche d’Iroko qui m’attendent tous deux impatiemment. Après quelques soucis mécaniques avec mon véhicule, nous commençons la fabrication de la réplique. Pour un gain de temps évident, Alumyx avait judicieusement décidé de taillé la crosse d’un bloc. Il reporte le tracé des contours de la crosse sur la planche d’Iroko, qui est ensuite amenée à un généreux menuisier pour un coup de dégauchisseuse et une découpe grossière.

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Presque naturellement, les taches se séparent entre Alumyx et moi. Lui, l’orfèvre de la crosse (bois ou tout autre matériau), s’occupera de donner forme à la planche d’Iroko. De mon coté, je sors le MB-01/08 de sa boite et avant même de tirer une seule bille, j’entreprends de retirer la peinture. Pour cela, j’ai une brosse métallique montée sur un touret.

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Avec un peu d’imagination ..

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Puis, à la lime, je commence doucement à modifier la fenêtre d’éjection puis à arrondir ce bloc d’alu hexagonal. J’ai une idée assez vague au départ, qui se dessine au fur et à mesure des coups de lime..

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De son coté, Alumyx prépare les puits du bloc détente et du chargeur. Il perce des trous sufisament gros pour permettre le passage de la scie :

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Alumyx a usiné l’emplacement du receiver à la défonceuse.

On abat le boulot efficacement en essayant de garder la tête sur les épaules ..

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Le soir venu, les travaux sont bien entamés :

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Les jours s’enchainent et se ressemblent entre travaux sur ma voiture et mise en forme de la réplique.

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- confection des anneaux – découpe et passage à la meule. Puis perçage pour une mise en place sur les pas de vis du rail d’origine du type96. (une repro M1 Leapers prendra place sur ce custom, avec des anneaux sur mesure offrant un montage ultra bas) :

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Pendant que Denis continue de donner forme à la crosse, tel un sorcier au dessus de son chaudron …

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- confection de la plaque de couche en alu 10mm d’épaisseur et du pontet dans 2 plaques d’aluminium de 10mm :

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Et au bout de 4 jours :

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… à coté de mon bolt de jeu :

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La crosse seule :

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Le travail du Maitre Jedi de la crosse .. Beau à l’extérieur comme à l’intérieur..

Bronzage du pontet acier de mon autre bolt.

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Retour en Normandie ! C’est dans mon atelier que je vais terminer la réplique.

Ponçage fin et finition des pièces en aluminium (plaque de couche et pontet) avec différent grains de toile émeri, finition au papier de verre de carrosserie grain 1000, puis de multiples passages de paille de fer grain 000 avec du produit à chrome :

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Mise en place d’inserts en laiton afin de fixer la plaque de couche. Ces inserts se vissent dans le bois et offrent un taraudage pour les BTR M5 de la plaque de couche :

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Polissage de la mécanique :

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Collage de l’outer dans le receiver pour une réduction des vibrations et un lignage parfait. Pour assurer ce lignage, laisser sécher la tête en bas, le receiver coincé dans un étau après s’être assuré de sa parfaite verticalité avec des équerres :

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Polissage de la plaque de couche (j’ai finalement investi dans une meule à polir, montée sur le touret. Le polissage mécanique dure beaucoup plus dans le temps que le travail manuel qui se ternit au bout de quelques jours) :

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Un fois le ponçage fin de la crosse terminé, j’ai entamé le poncé-huilé de la crosse à l’huile de lin. Pour cela, il faut poncer la crosse avec des papier de verre de plus en plus fin (de 500 jusqu’à 1000) en y appliquant un mélange d’huile de lin et d’essence de térébenthine tiède. Cette opération est composée de plusieurs ponçages successifs (une douzaine) entrecoupés de période de séchage. On peut finir le poncé avec une petite paille de fer de finition grain 000, bien que je déconseille cette technique sur les bois très fibreux comme l’Iroko. La paille de fer creusera les fibres tendres faisant ressortir les fibres plus dures .. annulant l’effet de ponçage.

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Perçage du spring guide stopper et taraudage (afin de pouvoir y glisser une vis M4), et découpe (afin de l’adapter au bloc détente AAP v.3.2) :

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Modification du bloc hop-up pour y mettre une vis M4. Il s’agit d’un vieux bloc dans lequel j’avais cassé la vis du MagCatch. J’ai été obligé de repercer plus gros. Comme il était déja en M3, j’ai du le passer en M4. J’ai diminuer la taille de la tête de vis, et j’ai repris le Magcatch à la lime. :

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Et quand on assemble tout :

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A ce stade, pour moi, c’est terminé. Les dernières touches de finition arrivent par la Poste. Il s’agit d’un kit cylindre AirsoftPro noir, d’un canon Prométhéus 6.03mm recoupé à 500mm et d’un bolt knob RS de chez Bill’s Bolt. Pour la mise en place d’un bolt knob RS, se référer à ce tuto sur Sniperland.

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Un grand merci à Alumyx pour le temps passé chez lui et pour cette superbe crosse. J’ai énormément appris lors de la réalisation de ce custom.
Ça tombe bien … il me reste une belle planche d’Iroko !

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Retex du Challenge Cheyenne Tactical Event 2013 Chris Kyle Edition – Binome Turret / Warthog

Feedback Turret et Warthog : CTE 2013

Juillet 2012, je raconte le CTE à Turret devant un pho viet… Le concept l’emballe et il me dit qu’il signe pour 2013.
J’avais participé à l’édition 2012 avec Cassius qui entre temps s‘était exporté outre Manche et l’idée d’une revanche me tentait. Nous avions fini le challenge tant bien que mal mais sans pouvoir faire le tir final.

Mon nouveau spotter ultra motivé, la préparation s’est ensuite faite séparément. Nous réservons le numéro 9 le jour de l’ouverture des inscriptions et trois semaines plus tard, nous sommes inscrits pour de bon.
Nous jouons ensemble depuis 10 ans, on se connaît donc bien et la complémentarité des caractères et des physiques ( je suis à son opposé) risque de fonctionner.
Tout se profile bien et les détails techniques sont réglés au fur et à mesure, sans pression.

Nous arrivons vendredi 7 juin à Avignon à 13h50 pour un pick up par Bill et Crye. Une heure de route dans l’arrière pays avignonais nous mène au col des Abeilles où nous retrouvons Hydre, son binôme ainsi que Van et Nuage… Les gens que nous avons côtoyé durant le CTE2012 !
On échange des présentations et les orgas arrivent pour nous monter sur le terrain des Abeilles. Il est 17heures.

La préparation commence alors. Le passage chrony et checking du matériel obligatoire par Fabien des SAS se font rapidement. Le temps de saluer Dusty, Kekedj et les Sniperlandais du coin, nous passons à la mise en place du matériel.
Mon aps2 fait des merveilles sur le pas de tir, les trajectoires sont belles et prédictibles, comme lors des tests chez Juke. I jizz…

Toute cette préparation nous occupe jusqu’à 21 heures et nous décidons de nous restaurer. La lumière baisse et la pression monte…

Attente: 

Afin de grappiller quelques précieuses minutes de sommeil nous nous glissons dans les bivy à la tombée de la nuit.
Au bout de dix minutes, les orgas nous invitent à un apéro qui sera suivi du topo. C’est donc raté pour la sieste. Nous apprenons en chemin que 48 patrouilleurs viennent d’être déployés sur le terrain et qu’il y aura plusieurs missions.. La donne change par rapport à 2012.. et la pression continue de monter.
L’apéro dure une bonne heure et demie, nous sommes réchauffés par les histoires de Bill sur les travelos et leurs relations avec les pompiers, sur les blagues avec les rangers et les pantalons (à refaire) ainsi que sur la capacité de certains à transformer leur chambrée en box équin.. Malgré ces fous rires, le froid s’insinue..
Au loin, l’oeil du Ventoux (comprenez la station météo au sommet) continue de nous scruter, distillant la terreur et le doute malsain dans nos esprits perturbés, écrasés et dissous par un maroilles ramené par le binôme picard.. (et ouais, 16/20 au bac français.)

Après un temps infini (je reste persuadé que cela était voulu par les orgas), le topo nous est donné par Fabien.
Nous ne le savons pas encore mais le recroiserons dans un contexte beaucoup plus dramatique dans quelques heures.
Il est minuit, la sauterie se termine et nous filons de nouveau sous nos sacs Goretex, espérant qu’il nous reste deux bonnes heures pour ronquer (comme en 2012).
Malheureusement pour nous, cette année, Greg Hanson et ses copines en avaient décidé autrement…

Perdus dans la nuit:

1 heure du matin : un cri déchire la nuit provençale où cigales et grillons s’adonnent à une parodie de Hell Fest sponsorisée par Pagnol.
  »Binôme 9 , 10, 11 , avec moi! »
Le CTE commence pour de bon. Les bivy sont rangés en vitesse et nous rejoignons dans l’obscurité Loic, orga de Sud Airsoft. Il nous demande de le suivre et nous nous enfonçons dans la garrigue, de nuit en file indienne.
Petit détail cocasse : après le topo, l’orga nous a demandé de lui remettre nos répliques longues. La première phase de la compétition se fera avec juste les paquetages et un lanceur compact… Nous avions été prévenus quelques jours avant sur le forum sans plus de précision.
Après 10 minutes de marche, Loic nous demande de le suivre et fait signe aux autres binômes de l’attendre. Nous faisons 100 mètres à gauche, sur un sentier forestier. Il nous remet une enveloppe. Il nous faut disparaître avant qu’il ne repasse. Nous nous décalons donc de 200 mètres dans la garrigue, 
Elle contient deux photos agrafées à une feuille : RDV en civil aux coordonnées 31T684433 4891346 (UTM) à 11h00. Le contact devra être bref et aucune réplique visible quelle qu’elle soit.

Nous sommes à 5,52km à vol d’oiseau du lieu de rdv, un lieu dit appelé Les Estabeaux, au sommet d’une colline au pied de la face sud du Ventoux.

Hanson a été clair : choisir la facilité en passant par les chemins type GR serait une grave erreur car les patrouilleurs pourraient aisément nous tomber dessus et provoquer notre élimination. Avec Turret, nous choisissons un azimut Nord Ouest brutal qui nous obligera à se taper du dénivelé régulièrement mais qui nous assurera surement une plus grande sécurité…

Un Chalet trop loin :

Le CTE commence donc. A peine la topo gérée et l’azimut décidé, nous percevons des bruits autour de nous, le binôme 10 est déjà en chemin..
Turret passe devant.
Nous nous attaquons à plusieurs cotes bien raides, la progression est difficile mais se fait à un rythme rapide. Se balader en pleine brousse de nuit se révèle très bruyant cependant, le terrain est recouvert d’arbres morts, de pierres et de broussailles sèches. Mon binôme avance très vite, ses foulées étant proportionnelles à son gabarit.. je peine derrière lui dans les combes.
9 heures et quelques nous séparent du rendez vous, ce sera largement suffisant en théorie.

Vers 3h00 nous arrivons finalement au sud est de la Fon d’Angiou en rejoignant le GR91.

Arrivés au fond de la vallée, nous apercevons des lumières mobiles. Éteignant les frontales, Turret sort le P226, moi le Mk23, nos Surefire dans la main prêtes à fonctionner. Accroupis sur le bord ouest du chemin, à l’orée des pins, nous restons immobiles alors que deux silhouettes approchent nonchalamment. Turret actionne sa lampe au dernier moment : nous surprenons le binôme 2. Après quelques échanges cordiaux, nous reprenons notre marche vers l’Ouest puis le Nord. L’idée est d’arriver à 200m à l’ouest du chalet Reynard pour ensuite contourner l’objectif par le Nord.
Le soleil commence à pointer, il est 5h15.

Arrivés dans une clairière, nous décidons de dormir à l’orée de cette clairière en pente légère. Le sol est herbeux, souple et peu humide, ce sera parfait pour se reposer. Nous prenons une heure quinze minutes de repos, nous dormons assis, calés contre les sacs. Mon sommeil est léger mais permet au cerveau de se relâcher un peu. A la fin de cette pause, nous engloutissons quelques fruits secs et repartons direction nord ouest.
Le rythme est toujours aussi soutenu et la vigilance remontée d’un cran avec l’arrivée du jour.
Chaque route traversée, chaque chemin croisé nécessitent une attention particulière, d’autant plus que des bruits d’engins motorisés se font entendre régulièrement.
Vers 8h00 nous émergeons à 300m à l’ouest du Chalet Reynard. Des véhicules sont visibles aux alentours, nous décidons alors de nous décaler afin de ne pas être visibles. Notre objectif (théorique) apparaît enfin sur notre gauche, à l Ouest : une cabane au somment d une « colline » au pied du Ventoux.

Deux options s’offrent alors à nous : soit une route carrossable partant d’abord à l’Est qui nous permet d’arriver au Nord soit couper plein Nord à travers une combe de 50m de dénivelé, très raide, constituée de pierres. Dans les deux cas, nous serions visibles.
Nous optons pour la combe : plus risquée physiquement mais l’interception par les patrouilleurs sera plus difficile que sur un chemin .
La descente est longue, ponctuée de glissades et d’injures étouffées..
Arrivés en bas nous nous enfonçons rapidement dans la forêt et approchons l ‘objectif comme prévu par le Nord.

A 9 heures, nous sommes à 80m de l’objectif. Les sacs sont posés à l’orée du bois et nous décidons de bivouaquer sommairement afin de récupérer en attendant l’heure de rendez vous. Turret s’endort rapidement pendant que je surveilles les environs. Au bout d’une vingtaine de minutes, des bruits réguliers de marche se font entendre. Il m’est impossible de localiser précisément leur origine et encore moins le nombre d’individus.
Le temps passe et je commence sérieusement à me crisper sur la poignée du Mk23. Vers 9h45, une silhouette apparaît dans la plaine à 20m.. Elle longe la lisière, sans précautions. L’individu débarque à 10m , à mes 2 heures : il s’agit de Nuage …

Je l’interpelle discrètement.
Il m’apprend qu’il avait rendez vous à 9h30 mais qu’il n’a trouvé personne, idem pour Van qui a quadrillé la zone. Nous nous déplaçons vers la plaine où finalement Van puis Babaz et Yoharusame nous rejoignent.
Après contact par téléphone portable, nous apprenons par l’orga qu’il y a eu une erreur de coordonnées : notre objectif est à 800m à l’Est, c’est le Chalet Reynard….

Le Rat

Forts de cette info et ayant appris par les orgas qu’il n’y aurait pas de pénalités, nous partons à 6 vers le chalet. Après 1 km sur un chemin forestier nous émergeons près d’une route où un membre de l’orga (impossible de retrouver son pseudo) embarque trois d’entre nous pour nous remettre les enveloppes du deuxième objectif.. Les répliques ne sont toujours pas en notre possession…..
S’en suit une petite pause topographie et restauration et nous repartons vers notre nouvelle destination après avoir salué nos camarades.
Il s’agit de rejoindre un lieu-dit : Le Rat, au Sud Est . Il est à 3,3km à vol d’oiseau de notre position. Il va falloir encore ruser pour y aller : couper à travers champs va s’avérer physique. Nous décidons de longer des chemins balisés pour ensuite couper et gagner une bonne heure de marche. Une heure trente nous sera nécessaire pour atteindre cette position.

Élément non négligeable de cette étape : la météo s’assombrit copieusement. On passe d’une douce matinée de Provence à un ciel bas, un vent qui souffle dans le relief. Le soleil disparaît et la température descend de plusieurs degrés : la pluie et le sale temps promis par nos applis météo nous seront donc servis sous peu. Les choses sérieuses vont réellement commencer et ce ne sera que le début, mais nous ne le savons pas encore.
Le point de rendez vous est une petite habitation où Greg et Fabien nous attendent. Deux autres binômes sont présents : Kekedj avec son spotter ainsi que Max et Djerider dont nous apprenons leur élimination cette nuit lors d’un engagement musclé par les patrouilleurs.
Turret et moi comprenons alors que ces deux premières séquences consistaient à passer au travers de lignes ennemies..
Fabien nous remet une enveloppe avec plusieurs documents :
Un ordre de mission d’élimination. Nous devons neutraliser un certain Fabio Liliput dans un lieu précisé sur un extrait de carte IGN entre 20h30 et 20h50 ce soir. Nous devrons fouiller les cadavres à la recherche de documents sur notre mission suivante.

Un ordre de mission pour notre cible principale : Lars Caterpil. C’est donc ce guignol que nous devrons dessouder le lendemain.

Greg nous remet ensuite nos lanceurs en soulignant que maintenant, nous pouvons engager et être engagés à tout moment.
Retrouver nos lanceurs nous motive d’autant plus. La perspective d’avoir à shooter non seulement une cible papier mais aussi une cible mobile nous regonfle à bloc…
L’azimut de départ est brutal : Sud est au maximum afin de très vite arriver à l’altitude maximum et d’éviter les chemins et autres GR…

Deux erreurs et un pin

Et c’est reparti pour du relief. Nous coupons dans la forêt en essayant de maintenir un niveau élevé de vigilance. Le ciel devient de plus en plus bas, la menace d’une grosse rincée se profile clairement.
Malgré l’accumulation de fatigue physique, le moral reste bon, nous sommes motivés par cette mission d’élimination.
Notre progression avance bien et nous avons largement le temps pour nous organiser et préparer un plan pour notre assassinat.. Arrivés dans une plaine parsemée de petites buissons épars et de pins, j’aperçois à 50m sur nos 11 heures une silhouette accroupie qui nous tourne le dos : je préviens Turret, 5 mètres devant moi . Nous nous allongeons dans les herbes.
Il s’agit d’un patrouilleur qui semble assez préoccupé par quelque chose en face de lui. Un de ses coéquipiers apparaît à sa gauche dans la foulée. Ils semblent tous les deux aux prises avec un binôme : ça hésite, ça vise, ça se met à couvert.
L’idée de les sortir par un tir bien placé dans le dos me passe par l’esprit mais Turret me fait remarquer à juste titre que c‘est franchement risqué, voire complètement stupide. En effet, nous n’avons pas été détectés jusqu’à présent et si il y a d’autres adversaires dans le coin, nous serons vite dépassés et éliminés.
Il est donc décidé de se décaler d’une centaine de mètres à l’Ouest et laisser ce petit groupe continuer leur partie de chat-bille.

Nous quittons au plus vite cette plaine dégagée pour nous enfoncer dans un massif de plusieurs collines au Nord Est de notre futur objectif de mission. Arrivés au sommet d’un reflief, la pluie commence doucement à tomber. Nous sommes fatigués et décidons de faire une pause sous la frondaison d’arbres qui nous offrirons une bonne protection contre la pluie qui s’intensifie. A peine les ponchos et sur sacs enfilés, nous nous endormons, bercés par la pluie, assis contre les sacs et les racines. J’essaie de protéger le mieux possible mon cher APS2 de toute cette eau, ce qui n’est pas forcément évident.
Il est 15 heures 30, nous sortons de notre petite sieste. Nous avons dormi 1heure, ce qui n’était pas un luxe au final. La pluie s’est intensifiée…..

Aparté technique : contre la pluie, j ‘ai opté pour une solution en deux parties : un poncho individuel et un sursac.

Turret lui, a opté pour un poncho US, couvrant le corps et le sac. Cette dernière solution me semble la plus efficace finalement même si l’accès au chest rig ou au sac à dos devient plus compliqué. Le sur sac ne couvrant pas les bretelles, l’eau a diffusé par capillarité jusque sur le compartiment principal…

La progression reprend donc son cours. Nous passons au travers de hautes herbes détrempées et le Goretex de nos chaussures commence à ne pas aimer, idem pour les pantalons en rip stop.. Plusieurs fois nous sommes forcés de nous arrêter, des véhicules passent à proximité de notre position.
Nous croisons même un P4 qui s’arrêtera à 20m sur notre droite près d’un 4×4 que nous soupçonnons appartenir à l’orga. Nous devrons le contourner et vérifier que personne ne traîne dans le secteur.

Le rythme de progression est toujours bon mais la pluie nous refroidit physiquement et les chaussures commencent sérieusement à ressembler à des aquariums. Les pentes garnies de racines et de pierres glissantes s’enchaînent. La tension, l’effort physique et l’humidité jouent sur ma patience et ma concentration. Je commets deux erreurs d’appréciation du relief et d’orientation, nous engageant deux fois d’affilée sur des pentes qu’il faut gravir puis redescendre… Ces manques de lucidités me font décider de rejoindre un chemin au fond de la vallée sur 200m afin de reprendre un peu d’énergie et de remettre les choses à plat.
Nous avions décidé après la sieste de réaliser un bivouac à 300/400m de l’objectif afin de poser les sacs et de pouvoir accomplir la mission sans contrainte et ensuite d’y passer la nuit pour repartir le lendemain tôt, en espérant que notre dernier objectif soit relativement proche. Ce point de bivouac serait au Nord des Boyers.

Après presque 200m sur le chemin nous arrivons à une intersection , nous tournons à droite. J’aperçois au loin (50m) un pin d’une trentaine de mètres couché , suspendu à un bon mètre du sol sous lequel on distingue des masses vert olive, immobiles. Nous approchons sans réelle précaution. Il m’a semblé cependant les avoir surpris un peu (j’aimerais bien savoir ce qu’il en était réellement). Nous passons devant eux, ils réagissent un peu et nous demandent qui nous sommes. Nous répondons, et continuons. Je les entends parler et après les avoir dépassés de 10m, ils se lèvent et nous braquent, nous intimant l’ordre de mettre les mains en l’air et de ne plus bouger. La pilule est difficile à avaler mais c’est le jeu. Nous aurions dû nous méfier. Les patrouilleurs prennent notre numéro de binôme, en réfèrent à l’orga et nous laissent repartir…. Ouf.

Judas.

Vexés comme des poux, nous repartons vers l’ouest pour établir un bivouac. Nous ne sommes plus dans la compétition à proprement parler mais nous pourrons toujours faire notre tir final. A mon sens c’est l’essentiel. L’aventure et le défi physique sont les premières motivations de ce genre d’événement, un classement étant la cerise sur le gâteau (appertisé, ça va de soi..).
Arrivés plein Nord de l’objectif, le bivouac est installé. Une bâche de 4 mètres par 3 en toile de tente, tenue par de la paracorde. Nous avons enfin un abri pour mettre le reste du matériel sec à l’abri, il est 18 heures.

Turret contacte l’orga par radio pour avoir des nouvelles du challenge, afin de savoir si tout est maintenu. En effet, le temps ne s’améliore pas. Greg nous confirme tout ça. A ce moment, nous avons eu un regain de moral, je ne saurai pas l’expliquer. Nous nous sommes refocalisés sur notre prochain objectif , décidés à finir le challenge, coûte que coûte.

Le temps de se sécher un peu les pieds, de manger, nous nous préparons pour la mission. Je fais quelques tirs avec l’aps2 afin de vérifier si les réglages ont supporté cette humidité et ce froid. Horreur.
Mes tirs sont irréguliers et ma précision ne dépasse pas 40m..Ça vole dans tous les sens, le side spin est trop important. Je pense que le joint s’est refroidi , entrainant un effet différent… Je rerègle comme je peux le hop up mais ce n’est qu’un compromis. Je verrai bien et je m’adapterai tant bien que mal.
19h30, nous nous mettons en route. 400mètres nous séparent de la zone de rencontre entre Liliput (Fabien) et son complice. Arrivés à 20heures, la zone est calme. Le soleil commence à baisser et le temps se dégage : la visibilité sera meilleure.
Le plan est le suivant : je serai placé à l’ouest, à 50mètres du virage qui est très dégagé. Turret sera à l’est, à 15 mètres du virage, prêt à intervenir dès que la cible sera au sol. Nous n’avons aucune idée du nombre de personnes que nous allons rencontrer.

Je suis au pied d’un arbre très large, en léger surplomb. Mon visuel est excellent sur tout le virage ainsi que la route qui vient du Sud.. Le créneau horaire est enfin atteint. Il ne se passe rien jusqu’à 20h42. Je vois alors deux silhouettes descendre la route du Sud vers le virage. L’un d’eux est asiatique. L’autre est donc ma cible, habillé en DPM anglaise avec une smock et un grillage facial. Je suis à contre jour, ils ne me verront pas, surtout à cette distance.
Au moment où ils me tournent le dos dans le virage, le premier coup part. Liliput le prend dans les reins et s’effondre. Je tire une deuxième fois, le side spin contourne son acolyte, et la troisième bille est la bonne. Le deuxième individu va faire un bisou aux cailloux.

Intérieurement j’exulte. A peine m’être levé pour aller fouiller les cadavres que Turret bondit des fourrés. Je sécurise la portion Sud de la route pendant que mon binôme fouille les deux cibles. Il trouve l’enveloppe nous étant adressée et nous disparaissons vers notre bivouac.
Le retour au camp est rapide , nous sommes regonflés à bloc. Nous en oublions presque les chaussures trempées et les pieds gelés. Le temps s’est même amélioré, le ciel se dégage doucement.
Caterpils va croquer chaud demain…

Nous ouvrons l’enveloppe :

Rdv donc à 1,4km du bivouac le lendemain pour un tir entre 9h20 et 9h23.

Milgrad et low crawl

La dernière phase du Challenge se présente donc. La nuit est fraîche mais réparatrice et 6 heures de sommeil nous suffiront largement pour récupérer et avoir les idées claires.

A 6heures nous nous levons. Le plus difficile est d’enfiler des chaussures encore trempées et gelées. Ce moment désagréable passé, nous faisons chauffer nos petits déjeuners appertisés pendant que nous nous attelons au démontage du bivouac. Ce repas chaud nous donne un sérieux coup de latte pour repartir.

A 7 heures et quelques nous partons pour l’objectif.
La progression est lente , elle est ponctuée de vérifications de la topo afin de ne pas perdre de temps.

Notre plan est de poser les sacs à 200m de l’objectif au nord Ouest et de partir avec le minimum ensuite : eau, un peu de nourriture et de quoi nous défendre.
Notre progression est marquée par le passage de deux bouquetins ou assimilés qui débarquent à 15 mètres par la gauche.
Alors que nous approchons sérieusement de la zone cible, un baraquement apparaît sur notre gauche à 50m. Impossible de savoir si il est occupé. Une bâche sert de paroi. Une bille est tirée pour observer d’éventuelles réactions. Rien ne bouge… Nous apprendrons plus tard que la cabane était pleine de patrouilleurs qui dormaient. Encore une initiative peu brillante de ma part. La situation aurait pu dégénérer.

Le fameux drapeau américain apparaît enfin à 100m au Sud. La cible est à ses pieds, elle est seule, c est forcément la nôtre ! Il semblerait qu’elle soit orientée au Sud/Sud Ouest. Envisager un tir de dos n’est pas possible car les couverts sont inexistants sur cette face.
Nous cachons nos sacs et décidons un contournement par l’ouest qui correspond à un sous bois dense…
A peine entrés dans la végétation, les patrouilleurs apparaissent de partout. Par groupe de trois ou quatre ils passent dans toutes les directions. Turret est passé devant pour trouver un axe de tir pendant que je végétalise ma tenue. Le milgrad est efficace mais l’ajout de branches de pin tombées au sol m’apportera un camouflage plus adapté.
Mon binôme revient vers moi après 20 minutes pour me signaler qu’il a trouvé un axe intéressant. Je le suis donc.

Après quelques minutes d’approche discrète, nous arrivons dans une petite clairière tapissée de pierres et d’épines de pin qui donne sur la cible. Le terrain est légèrement pentu et ce n’est pas en notre faveur. Un couloir d’au moins 50m donne sur notre objectif, quelques branchages obstruent à mi hauteur la visibilité.
Turret me propose de me placer à cette distance, sous un arbre. Sur le coup, n’ayant pas confiance en mon camouflage et du fait de la présence accentuée de patrouilleurs dans le secteur (un vrai défilé au pied de notre cible), je décide de soit me placer plus en arrière (au pied d’un buisson plus fourni, plus sombre) ou soit de me décaler à l’Est, avec une angulation de 20°.
Après analyse du terrain et des couloirs de tirs, je retiens la première option. Je me prépare à contourner par le sud pour me replacer dans le premier couloir de tir pendant que Turret se place à 10 mètres de moi, à l’Est pour me couvrir.

Commence alors un low crawl comme on les aime où la peinture du bolt déguste, l’hydra pouch végétalisée se prend dans tout ce qui passe et les pierres du sol paraissent plus nombreuses et coupantes que dans n’importe quelle combe descendue ou montée ces dernières 24 heures.
La cordura du sniper pant et de la mamba suit me permettent de limiter la casse. Je finis enfin par me placer en face de la cible.

Il reste 15 minutes environ avant le début du créneau de tir. On peut entendre les patrouilleurs passer non loin, j’en vois d’autres stationner au pied de notre morceau de papier. J’aperçois Blackhawk à gauche du drapeau, scrutant autour de lui. Il ne bougera plus jusqu’à la fin…

Turret se tient prêt et me donne départ du créneau de tir. Il me donnera un top toutes les 20 secondes pour avoir une idée du temps restant.

9h20 : c’est parti. Ces trois minutes passent à une vitesse ahurissante. J’ai du mal à voir la trajectoire de mes billes. Je les vois monter fortement, conséquence de mes modifications de la veille. Le temps s’étant réchauffé, il aurait fallu tout remodifier à mon avis. Je compense tant bien que mal. Au 4eme tir, j’entends un impact net. J’ai touché quelque chose, mais quoi ?
J’aligne en tout 8 tirs sur 3 minutes.
Un coup de sifflet retentit pour signifier la fin du créneau et par la même la fin du CTE 2013

Conclusion

Au coup de sifflet, Turret se lève pour aller signaler ma position aux orgas. Un patrouilleur s’approche tranquillement avec un appareil photo, je reconnais alors Simon, croisé l’année dernière juste après notre fenêtre de tir.
Un deuxième orga arrive puis un troisième avec un télémètre. Ils mesurent 71 mètres…
Je me suis acharné à tirer une cible à plus de 70 mètres alors que mon bolt n’était pas à son avantage et en devers, tout cela parce que je ne croyais pas en mon camouflage. Je repasserai pour l’estimation de distance et mon aptitude à me dissimuler.
En discutant avec BlackHawk, j’apprends qu’ils ne m’avaient pas détecté et que même si je m’étais placé 15 mètres plus en avant, j’aurais été invisible.. Il me reste donc plein de choses à apprendre.

Nous apprenons qu’il ne reste que 3 binômes en tout et que les deux autres ont touché leurs cibles. Mon impact est localisé à 25 cm au dessus du crâne de Lars Caterpills, soit une des lattes du cadre. Ce dernier a donc eu droit à une nouvelle coupe de cheveux mais se balade toujours main dans la main avec l’Architecte. Monde de merde.

- Warthog -

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Review du MUELA Mirage

Pour mon anniversaire, ma compagne m’a offert un nouveau couteau. Il s’agit du MUELA Mirage, dont voici une rapide review :

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MUELA est une marque de coutellerie familiale espagnole renommée. Les aciers de leurs lames sont en inox à base de Molybdène et de Vanadium. La sensation lors de la prise en main est très rassurante, c’est du solide.
La lame mesure 18cm de long. Le couteau pèse 350g. La longueur totale du poignard est de 30.5cm.

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Le manche est de type Kraton.

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Il a existé une autre version de ce poignard, avec la partie « scie » sur le dos de la lame. C’est une option bien plus pratique à mon sens que celle choisie pour cette nouvelle version. Pas facile d’éplucher des légumes avec une scie ..

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Ici à coté d’un autre Muela :

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Pour conclure, c’est un couteau dont l’esthétique me plait beaucoup. Le plaisir à l’utilisation compense le poids élevé et le petit défaut de positionnement de la lame de scie. Cette dernière se révélant très efficace sur des branches de 5cm, mais il est toujours possible de créer une entaille largement suffisante dans des rondins plus gros afin de les casser par la suite.
Sans être un monstre, ce poignard est malgré tout assez imposant. Il est bon d’éviter de trop l’exposer, histoire de n’effrayer personne.

Prix : approx 45€

- Fred -

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Kit cylindre PDI pour AW338

Les propriétaires de bolt ARES AW338 pouvaient déjà se procurer un kit cylindre Raven, mais ils ont désormais accès au vrai haut de gamme de la marque avec le kit cylindre Precision (HD ou VC) :



Prix : 15 435 Yens pour la version HD, 15 876 Yens pour la version VC. Dispo uniquement sur la version nippone de X-Fire, pour l’instant.

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Sac EBERLESTOCK G4 OPERATOR

Aujourd’hui nous allons nous attaquer à du lourd : le sac G4 Operator de la marque américaine Eberlestock.
Sur le site américain vous retrouverez les spécificités des différents camo et les autres sacs .
Nous nous attarderons sur le camo DRY EARTH dit « terre sèche ».

Les sacs Eberlestock sont beaucoup critiqués pour leur poids à vide et leur manque de confort. Le G4 a été créé, suite aux défauts des Gunslinger et Phantom et présente des améliorations pour une utilisation par des Snipers. Après de nombreux tests et retex de terrain, le G4 demeure le must de la marque et donne à son utilisateur le meilleur potentiel que doit offrir un sac sur le terrain.

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On peut déjà remarquer le système de réglages du portage en hauteur, plus les sangles gauche et droite pour la profondeur du réglage, on a une barre aluminium qui permet d’avoir une certaine rigidité du portage, ainsi que du résille sur le rembourrage en contact avec le corps pour une meilleure ventilation de la transpiration. La ceinture dispose de passants Molle pour pouvoir mettre en poches ce que l’on désire.
Une vidéo de réglages d’un sac à dos est visible sur le forum eXtreMilSim.

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La spécificité de ce sac est que l’on peut mettre dans le scarab, un fusil de précision d’une longueur jusqu’à 1,50m, tests du MSR 338 en déployant la queue de castor et sa capuche.

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L’ouverture du scarab !

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Les poches de part et d’autres du sac permettent d’accueillir des poches hydratations de 3 L et de les garder suspendues par le mousqueton plastique .

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Sur les côtés du sac nous avons en fait une double poche, celle destinée à l’hydratation mais aussi par ouverture sur le côté d’une seule fermeture éclair, permettant le transport d’objet long ! des passants molles sont prévues à cet effet .

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Sur le dessus du sac nous avons 2 grandes poches, l’une orientée vers l’avant et l’autre vers l’arrière, avec ses ouvertures pour passer les fils radios.

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Passons à l’intérieur du sac, déjà nous pouvons voir comme sur le Gunslinger , une rallonge permettant un emport plus volumineux .

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1ère partie du sac !

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L’organisateur interne, poche étanche et à gauche comme à droite, des poches résilles à fermeture éclair.

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Mais aussi on peut s’apercevoir que le sac est en 2 parties, séparée par un fond en fermeture éclair.

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Les 2 poches externes sur le devant du sac, chacune face à sa partie.

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Encore des poches fourre-tout sur les cotés.

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Sous le sac nous avons une poche qui renferme le protège sac en couleur coyote, ici remplacé par du DPM .

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Exemple de différence entre le G3 Phantom et le G4 Operator, sur le système de réglage du portage.

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Petit exemple sur le portage pour apercevoir ce que ça donne sur un gabarit comme moi !
Gros sac, là pour l’exemple, il est bourré de tarp, duvet, hamac etc…pour donner du volume !

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Ma conclusion : malgré le poids à vide de 4.5 kg et les bretelles qui semblent manquer de largeur pour supporter confortablement le poids porté, ce sac reste l’accessoire ultime des snipers.
Ayant utilisé le G3 à travers différents challenges snipers comme la Plume Blanche, le G4 plus gros et amélioré s’avère très sécurisant pour votre matériel : le bolt est protégé des coups et de la météo capricieuse. Il contient suffisamment de place pour prendre (si vous arrivez à tout porter) tout le matériel pour votre OP.
Pas besoin de plus de contenance pour une utilisation en airsoft.

- Mino -

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M.A.R.S PDI dispo !

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On vous annonçait il y’a peu la sortie d’un MARS pour VSR par PDI, conçu et pensé par notre Ilpittore national.. Le voici désormais à la vente alors qu’il n’était prévu que pour Juillet :








Prix : 18 800 Yen

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CTE 2013 – Préparation au Challenge par Djé et Max – ep. 1/5

Ce week-end aura lieu le Cheyenne Tactical Event 2013 (Chris Kyle Edition) sur les terres du Mont Ventoux. L’équipe de Centre Airsoft (Djé & Max) nous présentent leur préparation à ce challenge au cours de 5 vidéos.

Première épisode :
La préparation de l’emport
- les répliques
- l’emport dans le sac

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Airsoft Surgeon Custom 10/22 Carbon Barrel Edition – Orange

Airsoft Surgeon, la marque qui fabrique les customs pour Redwolf propose une nouvelle version de sa très radicale 10/22. La culasse est brossée, l’outer recouvert de carbone et poli.. Le tout placé sur une crosse de sport en lamellé-collé orange :


Prix : 1 794$

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Type 96 ACTION Silver Barrel

Pour les extravertis et les fans de bling-bling, ACTION sort plusieurs versions de son type 96 en version Silver Barrel

Au programme : canon, bolt handle et bolt shrud polis, avec en prime les traces de doigts et la lunette montée à l’envers !

Existe en Black :

Prix : 377$ chez Redwolf, 333$ chez Airsoft Global.

En OD :

Prix : 377$

Et en A-Tacs :

Prix : 413$

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TENUE SNIPER DEFCON5

Defcon5, une marque qui me surprend toujours par la qualité de ses produits : Aujourd’hui nous allons vous présenter la dernière tenue sniper de la marque .

Sur le site du revendeur français :

Vous trouverez la tenue complète avec veste et pantalon ainsi que des poches molles sur les 3 camos disponibles : multiland, multicamo et végétato, je laisse la description des produits sur le site .

Alors cet article sera évolutif, c est à dire que je vous fais la review , un retour d’ utilisation et ensuite une partie camouflage en fonction des éléments et de la végétation .

Nous nous allons plutôt nous intéresser à vous la présenter en MULTILAND (camo inventé par defcon5) .

Au premiers abords quand vous ouvrez le carton et que vous sortez la veste de son emballage, une sensation de lourd de qualité vous envahie, effectivement la qualité de conception est là, Defcon5 nous rappelle que cette tenue a été conçue pour nos TP et TE donc pour un usage exclusivement militaire tout en n’ayant pas pu aller jusque au bout de la conception (double sur-piqûre etc…Smilie: ;) car le prix de vente aurait atteint des sommes folles rendant le produit invendable !

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Commençons par la veste : Sous forme de smock, elle possède de multiples poches, avec fermeture YKK et velcro, il y en a sur la poitrine, bras et bas de veste, de nombreux cordons de serrages et velcro de réglages permettent un ajustement près du corps .

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Le smesh ou résille sous les bras permet une aération non négligeable.

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Bien sur protection de coude assez rigide en tissu qui permet à la fois un appui confortable mais aussi une glisse sur le sol sans accroche .

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Passons à l’intérieur de la veste où l’on découvrira d’autres poches internes, la queue de castor permettant de solidariser veste et pantalon ( un peu comme une combinaison de plongée ), les cordons de serrages et la poche résille permettant de mettre une poche hydratation de 3 L.

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Le rangement pour sa non utilisation de la queue de castor.

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Ainsi que la poche résille hydratation avec sa fixation velcro permettant à la poche de rester droite, une sangle élastique noire très large offre un confort d’appui dans le dos . La sortie du tuyau se fait sur la face avant des épaules de gauche à droite, mais permet aussi de faire passer le fil radio, avec cette dernière rangée dans les poches internes.

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Passons à la spécificité de cette tenue : les passants molles en cordura 1000 D présents sur toutes la veste et surtout au niveau de l’emport, ce qui permet de ne pas porter un gilet , ceinture molle, ou tout autres brelages .

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Une ceinture en velcro permet le serrage à la taille en passant sous les poches molles une fois fixées .

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La poche gibecière avec fermeture éclair YKK de chaque côté, pouvant accueillir divers emports diverses et variés !

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Les triples poches de poitrines dont une (l’interne) assez grande qui permet d’accueillir un Glock17, elle remonte sur l’épaule et part de l’interne à l’externe de la veste .

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Et pour finir sur la veste, la capuche et son rangement dans le col, la capuche est très rigide en matière ainsi que le câble qui passe sur son contour permettant de garder une certaine rigidité d’ouverture pour le champ de vision .

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Passons à la partie basse : le pantalon, une remarque à faire de la part de Defcon5 est que les pantalons montant relativement haut et ont des tailles justes, il se peut qu’un ré-ajustement de la part d’une couturière soit de mise, sachant que ce modèle présenté est une taille XL pour un gabarit comme moi (1M91 pour presque 100 KG ! pas de remarque je vous prie !), les prochaines confections se verront rajouter 4 cm de plus à la taille, je reviendrais plus bas sur les possibilités de réglages .

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On retrouve des genouillères larges sur le même concept que les coudières .

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Une possibilité de rallonger ou non par velcro les guêtres avec double cordons de serrages .

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Voici le réglage de la taille par élastique et velcro ainsi que des bretelles .

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Les poches du devant très profondes avec une plus petite avec rabat velcro .

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Les poches treillis avec à l’intérieur un organisateur en résille, de même pour celles situées sur le bas de jambe .

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Renfort d’entre-jambes et encore des passants molles en cordura 1000 D.

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Poches arrières au niveau des fesses .

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Autre spécificité plus à usage mili, la possibilité de mettre dans chacune des jambes une poche à rétention d’urine et ses passants pour le tuyau le long de la jambe .

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Réglages des bretelles en velcro aussi, un triangle de plastique en guise de guide permettra d’affiner l’ajustement dans le dos . A la taille on fermera le pantalon avec un bouton canadien ainsi que du velcro , pour ne pas perdre son fût !

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Alors passons aux poches portes chargeurs et radio (ou bouteille gaz , bbs)

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Retrouver les photos sur : https://plus.google.com/photos/102313221524839767340/albums/5882606972228572849?authkey=CLP89qLu-OCZ6gE

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