Challenge Concord 2014 – Retex de Blackout

Depuis la 1ere édition du Challenge Concord en 2012 organisée par Alumyx, cette OP à l’origine plutôt modeste s’est peu à peu changée en un évènement majeur dans le petit monde du sniping airsoft. La raison à ça : des moyens techniques de plus en plus évolués, un scénario de plus en plus fin, un terrain dont les dimensions ne cessent d’augmenter et de plus en plus de joueurs enthousiastes.
Cette 3eme édition, marquée par un scénario savamment ficelé par Renan à qui nous devons l’organisation générale des 2 derniers challenge Concord, vient de se terminer et c’est avec un grand plaisir que nous vous présentons le feedback de Blackout, vainqueur de ce Challenge avec son Spotter Gary de l’asso m2a. Blackout n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il a déja participé au 1er Trophée Craig Harrison et au 1er Challenge Concord en 2012. A la suite de son récit, nous vous proposons le point de vue de Gary, son spotter.

Suite à 1 an de désertion des grosses OP sniper proche de chez moi après m’être fait une bonne grosse entorse du genou au ski et ayant trouvé une personne motivée pour être mon binôme, je me suis décidé cette année à me relancer dans l’aventure ! Et la première aventure, qui fera office de test, sera le Challenge Concord auquel j’avais déjà participé la première année de sa création avec mon cher ami Ariegeboy. Les défis étaient multiples, mon binôme n’avait jamais participé à une OP de ce genre et pour moi c’était la reprise donc je ne savais pas si le physique suivrait et surtout, comment réagirait mon genou … Qu’à cela ne tienne ! On était motivé et impatient de participer !

Samedi 5 avril, 7h : Je finis de charger mes sacs (un militaire et l’autre avec la tenue civil comme demandé) et me mets en route pour le terrain. Après 2h de route sans encombre, je retrouve le reste des participants sur le parking … avec un temps de merde et une température pas bien élevé. Il a dû pleuvoir une bonne partie de la semaine car tout est mouillé et bien boueux, il fait pas bien chaud, le temps est couvert et il y a un sacré brouillard, bref ça commence bien !

10h30 – 11h : Le départ devait être à 10h mais certains participants ce sont perdus et sont arrivés en retard. Nous passons tous au chrony, je passe mon bolt et là … 308 fps à la 0,20 ! Ouais, je suppose que le froid, ça fait mal … Mon binôme arrive, le briefing peut donc commencer, on rappelle les règles de sécurité ainsi que de touche et on nous attribue à chacun un nom de code, nous serons le binôme Charlie. On nous annonce aussi que nous serons amenés à « travailler en équipe » avec le binôme echo composé de Shadow et Cougar.

11h : Après avoir amené le binôme Bravo à leur zone de drop, le 4×4 revient et c’est à notre tour d’être dropé avec Echo. Je suis dans le coffre et le paysage qui s’offre à moi me rappelle des souvenirs de ma première participation au challenge et notamment que la cote que nous montons actuellement, nous l’avions fait à pieds. Notre drop zone est au pied du Pic Concord, nous sortons du véhicule et Renan nous tend une enveloppe, ainsi qu’un sachet contenant 2 flacons.

depart

Nous partons donc avec Echo sur un chemin longeant le pic Concord et après 300m nous nous mettons à couvert en dehors du chemin pour prendre connaissance du contenu de l’enveloppe, finir de grailler les chargeurs pour certains et définir un canal radio commun avec Echo en cas de séparation. L’enveloppe ouverte, nous en sortons une carte avec des points indiqués, une feuille avec les détails de nos missions et 2 cartes d’identités. Je prends en vitesse connaissance de ma fausse identité car nous en aurons besoin plus tard, je suis donc Flavien David Thibaut DE CHANTECLAIR âgé de 26 ans puis je prends connaissance de notre mission. Elle se décompose en 2 objectifs :

– Le premier est de haute importance, nous devons éliminer ou au moins essayé de le faire une cible. Notre cible est nommée « Le Gros » et une photo nous est fournie, il doit rencontrer une autre cible (celle du binôme Echo) sur un point donné sur la carte (le point A) entre le milieu et la fin de matinée. La mission est obligatoire, nous devons soit abattre la cible ou alors au moins essayé de l’engager sinon c’est l’élimination du binôme.

– Notre 2eme mission est d’aller à 2 sources différentes, nommées S et S’ afin de récupérer 2 échantillons d’eau avec les flacons fournies.
Nous nous mettons d’accord avec Echo pour faire la route ensemble et nous définissons un plan d’action. Nous allons aller jusqu’à environs 500m de A, poser nos sacs puis une fois nos cible abattues nous nous séparerons, nous partirons sur la source S’ pour récupérer 2 échantillons de la même source puis nous rejoindrons S où Echo nous attendra avec 2 échantillons de cette source que nous échangerons.
Le plan se déroule sans accros, nous posons nos sacs non loin de A pour continuer plus léger. Nous arrivons à A vers 12h et il n’y a personne, nous vérifions que nous sommes bien au bon endroit et c’est le cas, avons-nous raté la cible ? Dans le doute, nous nous séparons avec Echo pour nous mettre en position de tir. Je me mets à la recherche d’une bonne position, mais la tâche s’avère plus difficile que je le pensais, il n’y a pas de couloir de tir sans des branches en plein milieu qui risquerait de faire dévier ma bille. Je réussis finalement à en trouver un, une fois couché il n’y a pas trop de branches gênantes, je suis en hauteur et j’ai un petit bosquet de plante ou me planquer. J’ajuste mon bipied pour avoir le bolt à bonne hauteur et le plus droit possible, je mets quelque feuille morte et de la végétation environnante sur ma ghillie ainsi que sur mon bolt, je visse mon silencieux de bolt et de mk23 puis je me couche et l’attente commence. Mon binôme est en position sur ma droite, derrière un arbre avec le canon de son hk416 pointant vers la zone de rendez-vous, prêt à faire feu en cas de pépin, et j’ai mon mk23 de sorti, prêt à l’utilisation si nécessaire. Plus nous attendons, plus nous avons peur d’avoir raté le rendez-vous et donc d’être éliminer …

12h30 – 13h : Nous entendons du bruit au loin, puis les bruits se transforment en bruit de pas puis enfin en bruit d’homme marchant et parlant. Nous n’avons pas raté le rendez-vous, nous sommes en position et au bruit qu’ils font, ils sont nombreux. Les premiers membres de protection de ma cible, que j’identifie sans aucun mal de par sa carrure, apparaissent. Je dénombre entre 5 et 10 personnels de protections qui se déploient autour de la cible. Le versant où nous sommes en position est gardé par 2 ou 3 d’entre eux. Ma cible est dans mon couloir de tir et dans la lunette mais je ne tire pas, de peur de faire fuir l’autre cible du binôme Echo et donc leur faire rater leur objectif. Les 2 cibles échangent des paroles que je n’entends pas ainsi qu’une mallette dont le contenu m’est inconnu, je ne peux pas tirer, il y a un paquet de branches qui dévieront à coup sur ma bille, donc j’attends. Un des éléments de protection bloque sur moi, réplique à l’épaule, je ne bouge pas et compte sur mon camouflage, il y reviendra par 2 fois mais finalement ne tirera pas, mon camouflage m’a sauvé. J’attends toujours, ma cible se met dans mon couloir de tir mais l’élément de protection qui m’a cherché 1 minute avant se met contre la cible et sert de bouclier humain rendant mon tir impossible. J’hésite entre tirer pour éliminer le bouclier puis enchainer un 2eme tir sur la cible mais je prends la décision d’attendre que la cible commette une erreur qui lui sera fatale. Et cette attente paiera, la cible bouscule le bouclier du bras pour lui passer devant et ni une ni 2 j’ouvre le feu. La première bille est dévié par une branche, sans que je puisse voir sa trajectoire, je recharge et en envois une 2eme tandis que les éléments de protection crie « contact » et se mettent en formation pour nous éliminer, sans savoir d’où les tirs viennent. Mon 2eme tir rate, mon binôme ouvre le feu sporadiquement pour faire baisser les têtes et je décide d’effectuer un 3eme et dernier tir avant d’évacuer la zone car les ennemis se font de plus en plus agressifs et quelques tirs sont dirigés pas loin de nous. Et le 3eme sera le bon, j’ai à peine le temps de voir ma cible s’écrouler en râlant de douleur et baignant dans son sang que je suis déjà debout pour taper un sprint en pente en gueulant à mon binôme « on décroche ! ». Après quelques mètres, nous tombons sur un amas de pierre et décidons de nous y terrer le temps de reprendre notre souffle et un rythme cardiaque décent tout en vérifiant que nous ne sommes pas suivis. Ça a été assez intense et nous sommes plus que content d’avoir réussis cette mission. Nous n’avons pas de nouvelle d’Echo et nous partons sur S récupérer notre échantillon d’eau.

La récupération de l’eau se fera sans problèmes, nous croiserons Ariegeboy et Oliva et échangerons quelques mots et informations. Avant d’aller retrouver Echo sur S’ nous devons récupérer nos sacs non loin de A. Nous prenons la décision de prendre les chemins pour aller plus vite car nous avons RDV à la zone d’extraction à 17h. Cette décision nous coutera cher, en effet, un groupe de 5 ennemis allait se poser pour manger, et avait laissé en arrière garde un sniper qui n’hésitera pas à ouvrir le feu sur nous. La première bille est pour moi et me frôle le visage, je le repère et me jette sur le côté en criant un « à couvert » à mon binôme, malheureusement, la 2eme l’atteindra en pleine épaule. Je tente d’éliminer le sniper mais mes billes étant limité et celui-ci gueulant comme un dératé pour faire rappliquer ses collègues, je décide d’aller chercher mon binôme, de le trainer sur quelque mètre et de partir (je pensais qu’on pouvait soigner son binôme mais apparemment pas, je m’en excuse auprès des traqueurs). S’en suis une course folle, 5 traqueurs aux fesses et nous en ghillie. Nous réussissons à les semer, nous récupérons nos sacs et nous mettons en marche pour la 2eme source S. Sur le chemin nous recroiserons Ariegeboy et Oliva et nous suivrons jusqu’à quasiment la fin du challenge.

15h : Nous arrivons à proximité de la source, nous sommes 4 joyeux larrons en train de marcher sur un chemin. Soudain on entend sifflet, prise de panique, on se met en position de tir en cherchant d’où cela provient. Nous continuons de marcher, puis en regardant à droite j’aperçois une personne habillé en DPM qui n’est autre qu’un traqueur. Il ne nous tire pas dessus, au contraire il me regarde et je lui lance un « salut » qu’il me renvoie … Après réflexion, on est 4 (les traqueurs se déplaçaient par 5) pinpins en train de marcher sur le chemin, il nous a pris pour des traqueurs donc je rejoins mes collègues et leur dit d’activer avant que nous nous fassions griller. Arrivé à la source, 2 d’entre nous vont remplir les échantillons quand des traqueurs apparaissent en haut de la source et ouvrent le feu, qui plus est, la bouteille était piégé avec une grenade, heureusement que la bouteille n’a pas été tiré trop fort. Nous échangeons des tirs, quand les traqueurs rencontré précédemment arrivent, nous tirent dessus et nous sortent avec une grenade magnifiquement placée par un de leur membre en ghillie. La grenade a été placée en plein milieux de nous 4, l’élimination était incontestable ! Etant en retard pour le rdv d’extraction, les traqueurs sont sympa et nous déplacent de 500m sur le chemin et laisse la source disponible, nous « réapparaissons » une fois qu’ils sont partis, remplissons les échantillons et partons pour le point d’extraction situé à quelques kilomètres de la source mais nous savons que nous arriverons en retard.

17h15 : Nous arrivons au point d’extraction situé sur la carte … en plein milieux de l’eau ! Nous retrouvons Nuage et Van qui nous expliquent qu’ils sont là depuis un moment et qu’il n’y a personne. Nous attendons donc ensemble et nous octroyons le luxe de manger notre repas de midi car il commençait à faire faim.

attente

17h30 : Un canoë en tirant 4 autres apparaît et après vérification dans la lunette, ce sont les organisateurs. Nous allons à leur rencontre, nous donnons les échantillons et savons que l’extraction ce fera par canoë mais le binôme Echo manque à l’appel et nous n’avons aucune nouvelle.

18h – 18h15 : Echo arrive, ils n’avaient pas retrouvé leurs sacs trop bien camouflés et avaient eu peur qu’on les ai pris. Nous embarquons et partons en direction d’une presque île, qui, quand le lac est plus remplie, en est une vraie.

extraction

extraction2

18h45 – 19h : Nous arrivons sur l’île où nous rencontrons le pilote et le co-pilote de l’hydravion qui devait nous extraire avant qu’ils ne se fassent abattre. Nos ordres sont de monter le camp sur l’île et d’attendre la suite. Nous nous exécutons, nous fabriquons nos abris de fortune à partir de tronc d’arbre abattu et de branche en tout genre et nous mangeons. Tandis que certains partent se reposer, je vais me réchauffer près du feu et tente tant bien que mal de faire sécher mon pantalon et mes chaussures, trempés lors de la traversée en canoë.

C’est alors que le pilote a reçu les instructions, 2 agents de renseignement vont venir par voie nautique nous exposer le plan d’extraction néanmoins nous devons être sur nos gardes car nous n’avons aucun moyen de les identifier et donc de savoir qui accoste sur l’île.

campement

22h : C’est l’heure à partir de laquelle les agents peuvent arriver. Je craque un cyalume et le pose sur un tronc d’arbre sur la plage pour donner notre position. Van et Nuage se sont proposés d’aller à la rencontre des personnes qui arriveront et nous serons en appuis au cas où il y aurait du grabuge. Nous nous postons avec mon binôme à la lisière de la forêt, nous pouvons voir la plage sans être vu, puis la nuit étant tombée, nous sommes « invisibles ».
Pendant notre attente, la fatigue fait effet et de peur de m’endormir, je commence à sortir des conneries et on se poile avec mon binôme. Puis Van m’appelle et me dis qu’il y a 2 taches sur l’eau qui s’approche et il veut que je regarde avec ma lunette. Je m’exécute et lui dit penser que ce sont des canards (2 minutes avant, on en avait entendu cancaner …) mais à peine je finis ma phrase qu’on entend un gros « splash ». A moins que dans le Tarn il y ait des canards géants, soit un canoë approche dans l’obscurité, soit ils arrivent … à la nage ?! Je repars me poster et je garde un œil sur ces « points noirs » à la surface de l’eau que j’ai pris pour des canards et, quelques minutes plus tard, on a la réponse à nos questions. Les 2 « canards » ce transforment en forme humaine, 2 nageurs apparaissent, ce sont les agents de renseignements. Ils nous annoncent une bonne nouvelle et une mauvaise. La mauvaise, c’est que le crash de l’hydravion a été repéré par les ennemis et qu’ils prévoient demain de nous attaquer et de nous débusquer à coup de mortier à partir de 7h, la bonne c’est qu’il y a un plan pour nous évacuer. Une fois les informations données, les nageurs repartent par la même voie qu’ils sont arrivés, et nous partons nous coucher.

canard

nageur

Dimanche 6 avril 6h15 : On se réveille, dans 45 minutes on va nous attaquer. On replie notre campement, on déjeune et on part vers notre poste de tir. Voilà comment cela va se dérouler : Chaque binôme a un secteur de tir où il va devoir se planquer et effectuer des tirs sur des canoës qui vont arriver. Il y a un canoë par secteur de tir et il y aura 2 vagues. Le but des personnes dans le canoë est de débusquer les snipers et d’orienter un des orga (nommé le walker) qui est à terre sur la position du binôme et de demander une frappe de mortier. Une fois la frappe effectuée, ils doivent attendre 3 minutes avant de pouvoir retirer, laissant l’opportunité au binôme d’éliminer le canoë, soit en tirant sur la coque, soit sur un des occupants de celui-ci. Si le binôme est débusqué et prends un mortier dans la tronche, il est « éliminé ». Notre secteur de tir est le 1-2, il est coupé en 2 par une pointe rocheuse et sur une partie du secteur, il y a beaucoup de buisson mort, grillé. Nous décidons de nous planquer là-dedans, permettant ainsi d’être à distance « raisonnable » de tir. Nous sommes au niveau de la pointe rocheuse, je couvrirais le côté droit de la pointe, tandis que mon spotter, avec une spotting scope observera le côté gauche en m’indiquant la position, le déplacement et le regard des personnes dans les canoës, la difficulté étant que s’ils restent sur le côté gauche, je devrais bouger.

7h45-8h : Début des assauts, je suis planqué entre 2 rochers et j’ai recouvert mon bolt et ma ghillie de feuille morte, mon binôme est derrière moi en ghillie, spotting scope camouflé et hk416 prêt à faire feu en cas de débarquement. Le premier canoë arrive, j’attends qu’il s’approche et, lorsque je juge la distance convenable, je compense vers le haut et vers la droite au vue du vent et j’ouvre le feu. La bille part et ne percute aucun obstacle, je ne vois absolument pas la trajectoire et pendant quelque seconde aucun bruit quand soudain un gros « PAC » retentit. Je viens de toucher, en 1 tir, le gilet de sauvetage d’un des membres du canoë sans qu’il puisse balancer un seul mortier ! Le binôme s’éloigne et va jusqu’à une berge pour revenir à l’attaque. Lorsque je les juge à bonne portée, j’ouvre le feu une nouvelle fois et cette fois ci, je touche la coque de leur canoë mais par rebond. Je n’ai pas bien comprit à ce moment-là, ils ont quand même confirmé une frappe de mortier à 5m de nous, mais le walker nous a dit qu’on n’était pas mort puis le binôme est partit car normalement ils n’auraient pas dû faire un 2eme essai. Bref, la 1ere vague est passée, la 2eme ne tardera pas donc je m’affaire à remettre un peu de camouflage sur le bolt et la ghillie. Nous entendons crier Renan et les ennemis, surement une sorte de cris de « motivation » de la part des autochtones hostiles puis les canoës reviennent. Je trouve rapidement celui qui nous est « destinés » et ouvre le feu. Je le rate mais ils ne m’ont pas entendu, malheureusement, ils passent de l’autre côté de la pointe rocheuse, zone que mon binôme couvre et où, pour que je puisse tirer, je doive bouger. Mais les adversaires, qui sont 2 nouvelles personnes, observent avec leurs jumelles et ordonnent des frappes de mortiers là où ils pensent que nous sommes mais bien heureusement, ils se plantent de beaucoup de mètres. J’essaye de bouger mais mon binôme me dis de ne pas le faire, l’ennemis est proche de la berge et le moindre mouvement attirerait son regard qui serait suivit certainement de son obus de mortier … Soudain, le walker de notre zone précise au binôme en canoë qu’il y a aussi la zone derrière la pointe rocheuse qui compte, c’est-à-dire la zone de mon champ de tir. Ni une, ni 2 le canoë bouge et rentre dans mon couloir de tir et je n’attendrais pas qu’il en sorte pour l’éliminer à son tour d’une bille dans la coque. La phase « sniper course » est désormais terminée, j’ai 3 canoë sur 2 (non ce n’est pas une faute) d’éliminé à une distance que j’estime entre 70 et 100m (je n’ai pas de télémètre malheureusement) et mon binôme et moi nous félicitons de cette phase remplie avec brio !

planque

assaut

10h : Nous récupérons nos sacs et rejoignons les autres binômes au bout de l’île pour attendre les canoës pour l’extraction. Mais on nous demande alors de retourner à notre point initial, c’est-à-dire à l’autre bout de l’île pour prendre les canoës. Certains binômes n’ont pas envies (d’y aller et de se mouiller dans les canoës) et proposent donc qu’on aille au prochain rdv à pieds. Avec mon spotter, nous ne savons pas quoi réellement faire, suite à un vote dont nous nous abstiendrons, la moitié des binômes part à pieds et nous décidons donc de suivre.

10h30 : Nous arrivons au prochain lieu de rdv où Renan nous attends avec nos affaires civils. Nous posons notre équipement militaire, nous habillons et écoutons notre prochaine mission. Nous devons aller jusqu’à une ferme, la traverser et rejoindre un chemin qui se trouve derrière. Bien évidemment, la ferme est gardée et des patrouilles ont lieux sur les routes qui y mènent. On nous spécifie bien qu’il faut avoir une arme de poing sur nous. Mon binôme planque alors un p99, gentiment prêté par mon ami Van, dans sa sacoche tandis que moi je planque un m9 dans une polaire que je mets dans un sac à dos puis nous partons tous ensemble sur la route, en marche vers cette fameuse ferme. Durant le trajet, nous apprenons notre fausse identité en cas de contrôle et nous profitons du paysage qui est franchement magnifique. Arrivé sur un chemin, un homme en tenue de chasse nous arrête et nous demande de le suivre pour un contrôle. Nous nous exécutons et trouvons un « poste » de contrôle où nous attendent 5 personnes. Oliva est désigné premier pour la fouille, qui ne donnera rien. Pendant ce temps, un des hommes demande nos papiers d’identités et nous pose des questions de « vérifications ». Puis c’est au tour d’Ariegeboy d’être contrôlé, à l’ouverture de son sac, un mp7 est trouvé ce qui lui vaut d’être gardé sur place. On nous dit, à mon binôme et moi de dégager, nous n’attendons pas une seconde et nous mettons en route !
Nous serons rejoint par le binôme Echo et nous décidons de continuer notre route ensemble. Le plan est simple, nous ne voulons pas affronter les gardes de la ferme donc nous allons faire un gros contournement pour arriver sur le chemin d’extraction. Nous nous exécutons et arrivons sur un chemin à 10m derrière la ferme. Nous ne voyons personne et ne savons pas si c’est le bon chemin, je décide d’appeler un orga quand un homme armé sort derrière nous et nous braque. C’est la débandade, nous partons en courant partout mais, face à notre « impuissance » nous décidons de ne pas fuir ni nous battre mais de coopérer. S’en suis une fouille des sacs et la découverte des « armes » cachées que nous faisons passer pour des répliques d’airsoft mais, dans un souci de scénario je pense, on nous escorte uniquement jusqu’à l’entrée de la ferme. Nous aurons la possibilité de dialoguer avec un orga par radio qui nous annoncera que nous n’étions pas sur le bon chemin mais que nous avions finit car, suite à l’histoire des canoës, il avait posté 15 gardes au lieu de 5 ce qui rendait la ferme difficilement, voir même imprenable avec de simple réplique d’arme de poing.

fouille

13h : C’est la fin générale du Challenge Concord. Nous nous regroupons, commençons à discuter de notre OP avec les copains côté traqueurs, nous mangeons puis viens la remise des prix ou nous sommes désignés comme binôme sniper vainqueur du Challenge Concord 2014 (il y avait des gagnants côté traqueurs !)

Avec mon binôme on a vraiment passé une très bonne OP, avec des gens super sympa, des images plein la tête puis le petit plus de gagner qui fait toujours plaisir (on a eu un panier garnis de charcuterie !). Merci à tous les organisateurs pour le travail effectué, on s’est régalé !

– Blackout –

Retex de Gary

Avec Blackout, nous avons décidé en novembre dernier de nous lancer dans cette grande aventure qu’est le TCH. Mais l’échéance étant loin, et Blackout ayant eu des mésaventures avec ses précédents binômes, je devais faire mes preuves. Coup du hasard, le challenge Concord tombait bien avant, me permettant de me tester, de voir si notre binôme était viable, si j’adhérais au poste de spotter et aux OP sniper.
Ce challenge n’était pas ma première OP Milsim, et à bientôt 4 années de pratique airsoftienne, j’ai adhérer à l’expérience milsim très tôt. En revanche, c’était une première en tant que spotter, dans un jeu en binôme. Je n’ai jamais adhérer aux répliques de bolt même, ni même à la pratique du sniping en Airsoft. Mais paradoxalement, j’ai toujours été attiré par les OP proposé tel que le TCH.
Quoi qu’il en soit, le Challenge Concord tombait à pic. J’avais une connaissance du terrain, il tombait suffisamment près pour que je sois disponible, mais assez loin du TCH pour qu’en cas d’échec j’ai le temps de réajuster le tir.
Et pour une première, quelle première ! Un terrain toujours aussi magnifique, des orgas/PNJ/ traqueurs au poil. Bien sûr ce n’était pas parfait, il y a eu des couacs, mais bonant-malant, je me suis régalé. Le défi physique que l’event représentait s’est avérer – à défaut d’être plus facile- moins douloureux que ce à quoi je m’attendais. Une immersion très bonne. Le jeu non-stop c’est vraiment un régal. Je regrette juste qu’on ai pas eu à harceler les traqueurs la nuit. La phase en civil était également bien menée, même si un manque de liberté se faisait ressentir.
Je pense que ce challenge à beaucoup de potentiel devant lui, il faut encore lui laisser quelques années avant de trouver l’alchimie qui en fera une OP à part entière, et une porte d’entrée vers le Milsim… surtout l’Extrem-Milsim. Je suis d’autant plus motivé pour le TCH, et pour la prochaine edition du challenge Concord.
J’en remercie les orgas (Renan, Alumyx, Sebastos, Lyllih, Extrod et son équipe cinophile), AriègeBoy et Titi qui nous ont bien aidés, les équipes de traqueurs qui nous ont bien mis la pression mode « Lone Survivor », et le restes des personnes que j’ai pu cotoyer durant cette aventure, et que je retrouve avec plaisir à chaque fois !

– Gary –

Category(s): Évènements passés
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