Trophée Craig Harrison 2014 – Retex du binôme vainqueur

Comme tous les ans depuis 2011, le Trophée Craig Harrison vient d’avoir lieu aux alentours de Puivert, en terres Cathares. Cette année encore, un scénario haletant et des paysages hors du commun ont tenu en haleine des binômes Sniper/Spotter, des opposants et des orgas. Nous vous proposons de découvrir le retex du binôme vainqueur, composé de Blackout et Gary, illustrés par de superbes photos de notre ami ElJaguar.

Retex du Trophée Craig Harrison 2014 par Blackout et Gary

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Après le Challenge Concord, nous revoilà avec mon binôme Gary, pour participer au fameux Trophée Craig Harrison dans les abords de Puivert. Pour ma part, c’est la 3eme fois que j’y participe (les 2 fois précédentes, je ne l’avais pas fini) tandis que pour Gary, c’est sa première.

Vendredi, 9h : Nous rejoignons le parking où nous avons rendez-vous avec les organisateurs ainsi que les autres binômes sniper. A notre arrivée, nous nous préparons, discutons et nous découvrons aussi l’identité de la personne que nous allons devoir escorter.

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Vendredi, 10h : Après plusieurs convois, nous sommes tous déposés à une intersection de chemin, non loin des champs. A partir de ce moment-là, nous rentrons dans le rôle play. La mission se déroule en Guyane. Des négociations doivent avoir lieux entre plusieurs pays afin de savoir lequel d’entre eux va récupérer les différents marchés dans le but de relancer l’activité économique du pays. Bien qu’aucune menace ne soit identifiée, les différents émissaires ont loués les services de sociétés de protection pour assurer leur sécurité. Nous sommes l’un de ces éléments de protection, le binôme Xray, chargé de la sécurité de l’émissaire du Japon.
Les émissaires ont décidés de partir en randonnée durant les 2 derniers jours de leur voyage, afin de profiter du paysage tout en continuant de discuter affaires. Nous partons donc avec eux, ainsi qu’avec les autres groupes de sécurité car tous les VIP sont ensembles.
La quasi-totalité de la journée sera de la randonnée avec un bon pic sympathique à monter histoire de nous crever. Nous tentons tant bien que mal de rester à l’affut du moindre bruit suspect, de possible itinéraire piégé ou encore de lieux propices à une embuscade. Physiquement ça commence déjà à piquer car bien que la distance de la randonnée soit pas très élevé, ça monte sec et les VIP ont parfois un rythme de marche soutenue car ils n’ont sur un qu’un petit sac contenant 2L d’eau et un sandwich.

Vendredi 18h : Ce qui devait arriver, arriva. Nous sortons d’un chemin pour rejoindre une route principale quand soudain, la tête de colonne est prise à partie. Tir soutenu de mitrailleuse, explosions de grenades et cris emplisse l’atmosphère. Avec mon binôme, nous sommes à la traine derrière la colonne et nous décidons d’essayer de prendre l’ennemis par le côté gauche, afin d’empêcher leur replis avec notre VIP. Cette tentative me vaudra une balle plein torse, par un guérillero en charge de justement couvrir leur flanc. Tentant de faire de même, mon binôme se fera également grièvement touché. Nous sommes donc à l’article de la mort au milieu d’une forêt et notre VIP a été enlevé.
Une fois l’attaque terminée, le commandement est contacté et une équipe sanitaire est dépêchée pour venir soigner et ranimé les personnes tombées au combat. Les blessés sont rassemblés en un même lieu et 10 minutes après contact avec le QG, un véhicule arrive en trombe, s’arrête à notre niveau, 2 personnes sortent et cours vers nous. L’équipe sanitaire est arrivée. S’en suis une séance de soins et ranimations très réaliste réalisé par notre amis infirmier (ou futur infirmier) Renan. Les perfusions qu’il nous a posées, elle n’avait de faux que l’aiguille non présente.

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Une fois tout le monde réanimé, nos ordres sont simples : faire profil bas jusqu’à 20h, heure où les nouveaux ordres du QG seront donnés. L’ensemble des binômes décident de descendre sur un hameau où est présent un point d’eau pour recharger les bouteilles/sac hydra. Nous en profitons pour manger et nous reposer. Puis à 20h nous récupérons les ordres, nous avons rendez-vous à 22h dans une cabane, appelée « Refuge du Maquis ».

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Vendredi, 21h30 : Nous arrivons aux abords du refuge. Nous nous approchons prudemment car le QG nous a annoncé une possible présence de piège. Il y a de la lumière dans la cabane, nous entendons parler et une voiture est garée devant. Nous décidons d’aller jusqu’à la voiture et, à peine arrivé à celle-ci, nous entendons un bruit de moteur et apercevons des lumières de phares sur la route que nous avions empruntée, située donc dans notre dos. Nous nous servons de la voiture garée comme couvert. Le véhicule arrivant est un 4×4 qui s’arrête juste devant la cabane. Un homme sort, s’arrête aux marches de la cabane et regarde derrière lui, tandis qu’au même moment nous nous déplaçons de l’autre côté de la voiture. A ce moment-là, je ne pense pas que l’homme se doute qu’un glock ainsi qu’un hk416 sont braqués sur lui. L’homme est ensuite rentré dans la cabane. Après avoir checké l’intérieur du 4×4 (par mesure de sécurité), nous allons toquer à la cabane, réplique aux poings. Un homme armé nous ouvre et nous gueule qu’il n’est pas 22h et donc de nous poster dans les environs et d’attendre.
Vendredi, 22h : Après nous être vaguement de nouveau reposé juste au-dessus de la cabane, un grand « Xray ! » brise le silence de la nuit et nous réveil. Nous allons donc à la cabane, où l’autorisation de rentrer nous est donné. L’intérieur de la cabane a été aménagé en un PC de fortune et, assis à une table, non loin d’un feu de cheminée, ce trouve notre supérieur, remonté à bloque par notre incapacité à protéger le VIP. Il nous demande de lui montrer sur la carte le lieu de l’embuscade ainsi que d’écrire un rapport expliquant ce qu’il s’est passé. Une fois fait, on nous donne quartier libre jusqu’à une durée indéterminée, le temps qu’un repérage drone soit effectué pour retrouver notre VIP.

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Samedi, 00h30 : Nous sommes rappelés par notre supérieur dans la cabane. Notre VIP a été localisé et se situe à Camp Bonnaure. Nos objectifs sont les suivants :
– Approcher les environs de Camp Bonnaure et observer le système de défense mis en place
– Identifier la position exacte du VIP
– Identifier le chef d’escouade protégeant notre VIP
– Infiltrer le village et procéder à la libération et l’exfiltration de notre VIP

Nous avons toute la journée de samedi pour effectuer nos objectifs, l’équipe d’extraction n’est présente qu’à partir de dimanche de 3h du matin jusqu’à 6h.

Le briefing terminé, nous replions nos affaires et nous mettons immédiatement en marche pour Camp Bonnaure, profitant ainsi de la nuit pour nous déplacer.

Samedi, 6-7h du matin : Après une longue marche, nous arrivons dans les environs de camp Bonnaure. Nous sommes fatigués et pour ma part, j’ai de grosses ampoules sous les pieds qui se sont formés, rendant la marche très douloureuse. Nous cherchons un point d’observation qui nous servira aussi de camp. Nous avons rejoint le binôme d’Ariegeboy et nous trouvons un point haut où dormir et où observer. A cette heure-ci, il n’y a aucune activité dans camp Bonnaure, on décide donc de dormir jusqu’à 14h pour bien récupérer, puis nous nous occuperons de l’observation durant l’après-midi.

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Samedi, 13h : Nous nous faisons réveiller par des coups de feu dirigés sur … nous. Inutile de se battre, on est dans les sacs de couchages. Nous nous faisons donc sortir par Titiminator qui nous a apparemment traqués grâce à des traces qui en fait ne sont pas les notres (pas le bon versant de la colline). Nous replions nos affaires et utilisons nos medikits. Étonnement, la « chance » frappe nos 2 binômes car comme malus (à lire dans le medikit) les 2 spotters ne peuvent plus utiliser leurs yeux directeurs tandis que les sniper ne peuvent plus utiliser leurs mains faibles (la gauche pour moi).

Une fois tout remballé, nous partons pour nous rapprocher de camp Bonnaure. De ce que nous avons entendu à la radio quand titi était avec nous, c’est une hécatombe pour les snipers qui se font dézinguer un par un.
Nous cherchons donc l’endroit où est gardé notre VIP. Pendant un déplacement, nous apercevons une grande tente verte. Un lieu bien visible, propice à la garde d’un VIP. Je suis trop loin pour ma lunette (3-9x) et dois me rapprocher.

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Nous sommes à une lisière de forêt avec un ruisseau de 2-3m en contrebas et une autre lisière en face de nous nous permettrait d’observer la fameuse tente. Avec Gary, nous décidons donc de laisser nos sacs, le temps d’observer puis de revenir. Arriver à la lisière, je laisse dépasser uniquement mon bonnie et mon bolt. Je regarde dans la lunette et là horreur, le VIP n’est pas le nôtre et un guetteur semble avoir posé ses jumelles sur moi. Je décide de ne pas bouger puis en regardant plus attentivement, je le vois observer puis pointer quelque chose plus en hauteur derrière nous. Je regarde à mon tour et vois le binôme d’Ariegeboy. Les malheureux sont sortis de la forêt et leur erreur leur coutera cher, moins de 30 secondes plus tard, le land rover de l’équipe les ayant vu se ru sur eux avec à son bord 5 personnes prêtes à en découdre. Au même moment, je regarde sur ma gauche et vois une patrouille de 3 personnes approcher sur notre position. Gros coup de stress, nous quittons la position le plus discrètement possible et nous essayons de nous cacher dans le champ que nous venions de traverser. La patrouille passera à 5 mètres de nous mais, portant son attention sur le binôme traqué en amont, elle ne nous captera pas. Une fois la patrouille passée, nous trouvons une meilleure cache et restons là pendant 15 bonnes minutes en voyant, impuissant, le binôme de Ariegeboy se faire traquer comme des lapins.

Une fois les ennemis partis, nous commençons à bouger mais apercevons 2 « trainards » dans le champ où nous sommes, se dirigeant sur nos sacs, pas du tout camouflés … Nous les voyons faire et notamment poser quelque chose sous un d’eux. Une fois partis, nous retournons au sac mais, nous décidons d’agir avec précaution.

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Mon binôme a de la paracorde dans son sac, tout doucement et délicatement, il l’a sorti, nous attachons les poignées de nos sacs, descendons dans le ruisseau juste derrière et qui nous positionne 2 à 3 mètres en contrebas de nos sacs. Une fois prêt, nous avons tiré nos sacs avec la corde et s’en est suivie un gros « BOUM ». Comme nous le pensions, un piège avait été posé sous l’un d’eux. Nous entendons des cris de victoire provenant du camp précédemment observé, je décide donc, pour expliquer ce qu’il s’est passé et éviter tout malentendu, de téléphoner à un organisateur et expliquer comment nous avons déjoué le piège et que donc nous étions toujours vivants.
Nous dégageons rapidement de la zone, de peur qu’une patrouille soit lancée pour vérifier la zone piégée. Quelques mètres plus loin, nous sommes à la lisière d’une forêt et voyons 2 personnes en contre bas, j’épaule mon sniper afin de les identifier et m’aperçoit que c’est Ariegeboy et son binôme. Nous sortons alors de la forêt et là, grosse erreur. Nous nous pensions hors de vu du village, mais ce n’était pas le cas et la sanction est rapide, le land rover est en approche. Nous nous jetons dans les buissons et décidons d’attendre. Le land passe 3m devant nous, nous ne bougeons pas et nous entendons les ennemis descendre du véhicule et commencer les recherches. L’attente durera 15 bonnes minutes avant que le land ne s’en aille.

Samedi, 18h : Nous sommes dans un énorme bartas de végétation avec le binôme d’Ariegeboy. Le village est à 500m de nous et nous avons identifiés la position de nos VIP. Il ce trouve que les camps sont distant que d’une centaine de mètres. Nous décidons de nous poser, de manger et de dormir en attendant 1h du matin, heure à laquelle nous attaquerons.
Tandis que je m’affaire à manger, je ne vois pas Ariegeboy disposer dans les branches 2 cyalumes allumés la veille et qui plus est, nous nous relâchions un peu trop et parlions trop fort. Malheureusement, non loin de nous passa le binôme traitre composé de Nuage et Van qui n’eurent aucun mal à nous trouver et qui décidèrent de nous engager. La surprise fut totale mais sur la première volée de billes, aucune ne nous toucha. Nous sommes en contrebas d’eux, et nous voyons une silhouette faire des allers et retours. Nous essayons de l’éliminer mais entre lui et nous, il y a de très nombreuses branches déviant nos billes mais aussi les leurs. Van tentera de bluffer, nous demandant de nous rendre en prétendant qu’ils sont 5 et qu’il a appelé des renforts. Au vu de la rapidité du land rover pendant la journée à bouger, je fixe ma montre et estime à 1 minute l’arrivée des dits renforts. La minute passe, puis la 2eme puis la 5eme … Ok, c’est confirmé, ils bluffent et ne sont que 2.

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Après quelques échanges de tir supplémentaire, je décide de descendre dans le bartas et d’essayer une sortie, chose que je réussis à faire après 30 minutes de progression couché au milieu des ronces. Je suis juste armé de mon glock et d’un chargeur sup, bien décidé à contourner les assaillants et à les éliminer. Mais je reçois un sms de mon binôme, resté avec les autres me disant qu’ils ont décidés de ne pas bouger et d’attendre. Je reviens donc avec eux, et attends. Certains ont réussi à dormir, moi non. Je n’ai pas sorti mon sac de couchage de peur de ne pas pouvoir décrocher rapidement en cas d’attaque et la nuit est froide. Je grelote et tremble, impossible donc de m’endormir.

Dimanche 1h : L’heure de l’assaut est arrivée. Nous rangeons nos affaires et décidons de sortir par là où nous sommes rentré mais aussi par là où nous avions été attaqué. Je prends la tête et nous sortons sans encombre, sans être attaqué. Nous nous séparons du binôme d’Ariegeboy, eux décident de remonter sur la route, nous de continuer dans le champ.
Nous n’avons qu’une solution pour rejoindre le campement où se situe le VIP, traverser un champ complétement à découvert … Seul avantage, il y a un brouillard assez épais, nous permettant de nous dissimuler un minimum. Nous approchons donc du camp, à pas de loup, à l’affut de tout bruit pouvant trahir une sentinelle quelconque.

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Nous arrivons à hauteur du camp et ça ronfle sévère. Nous voulons jouer la carte de la précaution et décidons de continuer jusqu’à dépasser le camp, vérifier « les arrières » puis de remonter sur le camp et le fouiller. Il n’y avait rien sur les arrières du camp, nous remontons donc et nous retrouvons au milieu de 6 tentes + le land rover. Nous entendons des ronflements d’une tente + dans le land rover. Nous n’avons pas le choix, nous devons vérifier chaque tente … Glock dans une main et Gary armé de son hk416 qui vérifier les arrières + pointe l’entrée de la tente, je m’affaire à ouvrir le plus discrètement possible la première tente. La première est vide. La suivante ne me pose aucun problème, elle n’est fermé que par une moustiquaire, je peux donc facilement voir l’intérieur. C’est un membre de l’escouade qui dors et ronfle. Après 1 tente supplémentaire de vérifier, je me dirige vers la suivante quand nous entendons du mouvement dans celle-ci. Nous reculons, répliques pointées vers l’entrée, la fermeture éclair est dézippé et nous voyons alors une tête sortir suivie d’une réplique ! L’homme nous lance une rafale qui nous frôle et claque sur la tente. Sans hésiter, j’ouvre le feu avec mon glock, jusqu’à toucher l’homme pleine tête (il n’y avait que ça de sortie). Nous sommes sur nos gardes, persuadé que la fusillade aura réveillé tout le camp. Les ronflements continuent de plus bel mais du mouvement se fait entendre dans une autre tente. Je me dirige à l’entrée de celle-ci, canon pointé sur l’entrée, prêt à éliminer ce qui en sortira. Rien ne se passera, et le lendemain, la personne dormant dans cette tente m’avouera avoir vu mon ombre pointant l’entrée de la tente ce qui le décida de ne pas sortir de son sac de couchage.
L’homme abattu nous révèle que le VIP est dans le Land rover. Effectivement, après vérification il y a 2 personnes dans le land, une dans le coffre, et une côté passage. Avec la buée sur les vitres, impossible de savoir qui est qui, nous devons donc vérifier les 2. Je m’occuperais donc du passage tandis que Gary prendra le coffre. Une fois ouvert, j’identifie notre VIP, il se réveille avec le bruit et je lui pose ma main sur la bouche, afin d’éviter de sa part tout cris de surprise, tout en lui expliquant que nous sommes là pour le ramener chez lui. Gary m’expliquera plus tard qu’une sentinelle dormait dans le coffre, qu’elle se réveilla avec le bruit de la porte et, qu’en se redressant en position assise, se trouva le front contre le canon de son USP 45, la lumière rouge de sa frontale dans sa tête. Celui-ci n’opposa aucune résistance et ce recoucha tout gentiment.

Le VIP en notre possession, nous voilà en marche pour Camp Sylvestre, zone où Echo, l’équipe d’extraction, nous attend à partir de 3h du matin, jusqu’à 6h. Le chemin se fera sans accrochage et nous feront la jonction avec Echo vers 4h du matin. 2 hommes arrivent sur le chemin, et nous demande le mot de passe. Une fois donné, ceux-ci s’approche, nous sert la main et nous demande combien de fois nous sommes mort. Nous leur expliquons que nous avons consommé nos 2 medikits pour une mort chacun. Après leur avoir expliqué, on nous annonce alors que nous sommes les vainqueurs du TCH 2014 car nous sommes le seul binôme à avoir ramené le VIP en étant encore en vie, les autres binômes ayant cramé leurs medikits et s’étant fait éliminé une autre fois. Je reste con face à l’annonce, étant persuadé qu’il y aurait une dernière mission d’élimination.
J’apprends après qu’il y a eu mécompréhension ou mésentente entre les organisateurs et qu’il devait y avoir normalement une dernière mission d’élimination des chefs des ravisseurs qui se situaient à camp Bonnaure, d’où nous venions. On nous propose la mission, qui est facultative, mais nous avons déjà relâché la pression et ne sommes plus dans le « bain ». Pour Gary comme pour moi, on a commencé à consommer le mental depuis un moment vu que les douleurs physiques sont sortis assez vite (pas musculaire pour ma part, mais de grosses ampoules aux pieds) et à l’annonce de la victoire on a déconnecté. Nous décidons donc de s’arrêter là, bien que je l’avoue je regrette de ne pas être allé tirer.

Le TCH se finira donc le dimanche sur le traditionnel repas tous ensembles à Puivert. La coupe nous sera donc donnée puis chacun rentrera à sa maison.

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Pour ma part, j’ai passé une très très bonne OP. Physiquement moins dur (ma condition physique était bonne, j’ai malheureusement été victime d’ampoule aux pieds qui m’ont énormément ralentis) mais plus tactique. La force d’opposition était extrêmement présente, agressive et le moindre faux pas pouvait avoir de lourdes conséquences. Je remercie les organisateurs pour ce travail monstre d’organisation d’une telle OP et j’espère à l’année prochaine !

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Category(s): Évènements passés
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