Feedback du Brevet eXtreMilSim 2012 !

C’est prévu comme ça depuis le Trophé Craig Harisson, 2012 sera pour moi l’année des OP Bushcraft/Sniping/Autonomie (MilSim ou pas, peu importe, ce n’est pas la 1ère chose que je recherche).
Je recherche avant tout de grands et beaux terrains de jeu, si possible où il est facile de se perdre et d’évoluer caché. Je me moque que l’adversaire soit Taleb ou Martien, religieux ou pas, je n’apporte pas d’importance au fait que moi-même je sois une force de l’OTAN ou un marin Normand… je veux juste de l’immersion. Comme certains le savent dejà, mon lanceur ne « réplique » aucune arme existante, j’ai choisit mon Vegetato parce qu’il est beau et efficace. C’est tout. Si je devais définir mon « personnage », je serais une sorte de membre d’une Force Spéciale privée. Un peu facile me direz vous, mais c’est ma vision de l’airsoft, immersif mais surtout pas connoté.
Et c’est pour cela que j’avais adoré le Trophé Craig Harisson, je me suis vu comme un agent Secret en intervention délicate dans la verte, loin des salons pompeux du MI6 ou des bureaux froids de la CIA.

Aussi, dès l’annonce du Brevet eXtreMilSim 2012, j’ai souhaité monter une équipe (trinôme de 2AEG et 1 sniper), exercice plutôt délicat quand on habite à 10h de route des événements. Mais j’ai finalement été contacté par Safari et Sanders pour monter ce trinôme. Malheureusement, Sanders faisant face à de graves problèmes de santé, il n’a pu venir avec nous, et c’est Aramil qui a pris le rôle au pied levé (petit rappel, c’est ce même Aramil qui m’avait intercepté au Refuge du Maquis de Picaussel lors du TCH).

C’est ma 3eme OP de ce genre, mon emport commence à être bien rodé. Je ne garde dans mon sac que de quoi manger et boire, tout le reste est sur moi, à part 1 polaire, quelques changes et mon couchage. Mon sac complet avec le bolt et les chargeurs ne pèse pas plus de 13kg, comme le stipule le règlement.
Puis vient le jour du départ. Je pars une journée en avance, pour passer une nuit à Clermont-Ferrand dans la famille de ma compagne, ça coupera la route en deux. J’en profite pour faire un arrêt par un célèbre magasin d’airsoft de Chécy, près d’Orléans afin de faire l’acquisition d’un .45 Desert Warrioir 4.3 Marui. Mon fidèle M9 KJW étant trop puissant (330fps) et commençant à donner des signes de fatigue.. et puis je voulais un nouveau PA.
Le lendemain, au départ de Clermont, je n’ai que 2h30 de route pour rejoindre Safari et Aramil au Mobil’home situé à Lattes à coté de Montpellier. Je m’arrête en chemin, une petite heure, pour aller dire bonjour à certaines connaissances Sniperlandaises (Sebastos, Groquik) qui ont décidées de camper la dernière nuit sur place avant le début de l’OP, samedi 0800.

Vendredi soir, posés dans un luxueux mobil’home, nous finalisons ensemble notre emport, Safari, Aramil et moi, dans la bonne humeur. Je suis avec 2 collectionneurs de matos US, principalement du matos de l’USMC. Je suis un peu effrayé par la taille des sacs de mes co-équipiers.
On avale chacun une pizza et au lit, vers minuit. Réveil prévu : 0600.

Au réveil, bref petit déjeuné et c’est enfin le départ vers la zone de jeu, située entre le Pas de l’Escalette et Pégairolles-de-l’Escalette, à l’est de l’autoroute A75.

Sur place, les affaires sont dejà prêtes. Nous sommes le trinôme Alpha1 et nous retrouvons le trinôme Alpha2 (Lion-Secret, Groquik et Niko) avec qui nous évoluerons tout le long de cette OP. Tous sont des joueurs expérimentés.
J’enfile mon sac sur mon dos et départ pour les 100 premiers mètres de marche en direction du point de départ de l’OP.
Nous retrouvons Renan, Maitre de Cérémonie de cette OP, puisque scénariste et organisateur, conjointement avec Sebastos, lui aussi Grand Maître de l’adrénaline et de l’immersion.



Une fois les recommandations d’usage subtilement distillées, Renan nous confisque tous nos chargeurs à l’exception de celui se trouvant dans nos répliques (soit un chargeur de bolt graillé à 5 billes et mon seul et unique chargeur de PA). Les munitions ainsi réquisitionnées seront parachutées à l’autre bout de la zone de jeu, à une position connue mais particulièrement difficile à atteindre.

Les répliques sont passées au chrony, mon bolt sort un bon 465fps, le GBB sors 265fps à la 0.23g (j’ai zappé de mettre des 0.20g avant le test chrony..).

C’est le moment de se mettre en marche.
La journée doit commencer par 3 ateliers. Comme son nom l’indique, le brevet eXtreMilSim se veut formateur.
Nous nous arrêtons donc pour notre 1ere heure d’instruction. Le thème, c’est lecture de carte, navigation, topo, orientation.
Je suis heureux de retrouver Mossy qui se chargera de nous remettre les idées claires sur certaines notions plus ou moins oubliées. L’heure passe toute seule, sans que l’on ait eu le temps de s’en rendre compte, et c’est la tête pleine de sage recommandation que nous continuons notre chemin.
Un peu plus loin, nous tombons sur Goreg qui nous explique comment constituer une trousse de 1er secours de base. Il nous explique ensuite comment transporter quelqu’un (blessé ou autre) sur son dos.


Dernier atelier enfin, nous apercevons Fred Survie au bout du chemin. Celui-ci nous donne 2-3 tuyaux pour gérer son stress en conditions extrêmes. Il nous prête chacun une pierre à feu et un peu de coton, et nous explique comment démarrer un feu en 2 temps 3 mouvements. Très formateur, un bon instructeur au franc parlé.

Puis c’est le début de l’OP. Nous ne disposons que de peu d’informations. Nous devons délivrer un otage détenu par les Talibans. Aucune autre info. Mais la tribu Pachtoune, peut nous aider, elle ne nous est pas hostile. Nous connaissons l’emplacement de nos chargeurs et d’un point d’eau.
Nous nous mettons en marche en formation tactique, le long des sentiers qui s’entremêlent en direction du camp Pachtoune.


Déplacer un groupe de 6 personnes prend du temps, on s’arrête souvent, on s’attend. Il faut tomber d’accord sur les choix de navigation. Tout ceci, à mon sens, nuit à la discrétion et à la rapidité. Beaucoup trop d’inertie.
Nous progressons lentement. Nous nous trompons de direction plusieurs fois.

Groquik et moi, les 2 snipers du squad, partons parfois en reconnaissance.

Finalement, les 2 éclaireurs du squad sont envoyés en haut de la falaise où est supposé se trouver le camp des Pachtounes. Ils arrivent à destination et rencontrent les locaux. Ils obtiennent les infos manquantes (à savoir une photo de l’otage à libérer ainsi qu’un créneau horaire pour la récupérer, l’otage est une femme) et nous les transmettent par radio.
A ce moment, il y’a eu un cafouillage. Ce que les Pachtounes devaient nous dire, c’est que l’otage ne seraient libérables que le lendemain entre 9h et 9h30, et l’info que nous avons finalement récupérées, c’est que l’otage serait libérable avant le lendemain matin 9h. C’est pas pareil. Et cela nous fera commettre une erreur un peu plus tard.

A ce moment, Groquik et moi décidons de partir en binôme en reconnaissance vers la position supposée des munitions. Aidé de son Foretrex, nous progressons en direction de l’objectif en mélangeant azimuts brutaux et reconnaissance des sentiers.


Soudain, des cris retentissent, et des tirs en rafales de Kalash nous surprennent. Rapidement, Groquik est touché au bras, je me mets à couvert. Nous nous sommes trop rapprochés du camp des Talibans et nous avons croisé une de leur patrouille. Groquik se soigne seul à l’aide du médiKit fourni à chaque joueur par les orgas. Puis nous battons en retraite avant que la patrouille ne rapplique. Ce qui ne se fait pas tarder, les Talibans ouvrent le feu à nouveau. 2 Afghans apparaissent en face de nous, ils semblent désarmé et stop le chemin à 20m de nous en contrebas. Que font-ils au milieu des tirs et si prêt du camp Taliban ? (j’interroge mon binôme, dois-je tirer pour assurer notre retraite ? dans le doute, j’en sors un (j’avais reconnu Mossy, qui m’avait logé une bille dans l’épaule lors du TCH, par esprit de revanche, ça a un peu joué sur ma décision). En réalité, ces 2 perso n’étaient que des bergers pacifiques… J’ai eu tort de tirer.
Nous poursuivons notre retraite et rejoignions finalement le reste du squad.
L’un de nos 2 éclaireurs redescend au même moment du campement Pachtoune, accompagné de l’un d’eux (je reconnais Denis déguisé en Afghan qui imite – mal – l’accent local en nous accueillant joyeusement). Nous essayons de le convaincre de nous rejoindre dans la lutte contre les Talibans, notre ennemi commun, mais il nous explique que sa tribu est pacifique et pratiquement désarmé.

Au passage, nous repérons des grottes pour passer la nuit car le temps se couvre et le vent se lève au point que nos snipe commencent à être inutilisables. De très fortes rafales, amplifiées par le relief, balaient la zone. Un 1er refuge ne nous semble pas suffisant, nous changeons et posons finalement nos sacs proche d’une petite grotte, dans un dévers de la roche. Durant ce trajet, je perds mon seul et unique chargeur de GBB.

Allégé de la charge de nos sacs, nous décidons d’aller récupérer nos munitions ou d’attaquer les Talebs, au choix en fonction de ce qui se présentera le 1er.
Sur notre chemin, nous croisons les 6 joueurs constituant le squad Charlie. Certains, un peu nerveux, lâchent quelques billes, rapidement interrompus, car nous sommes censés nous ignorer, chaque équipe évoluant dans un roleplay où les autres n’existent pas, comme 3 OP en parallèle. Niko, l’un de nos éclaireurs, est sérieusement touché au nez malgré tout.

Et c’est sans surprise que nous arrivons en vue du camp Taleb en début de soirée dans le but de récupérer l’otage (bien trop en avance, du coup). Nous progressons discrètement, mais des sentinelles en hauteur nous repèrent et l’alerte est donnée. Le squad préfère battre en retraite, déçu, tout ça pour rien. La nuit commence à tomber, les munitions attendront demain. Nous regagnons la « grotte » où nous avons laissé nos sacs, pour nous préparer à y passer la nuit.

Les duvets sont rapidement disposés. Un tour de garde est mis en place, j’aurais le 3eme quart, de minuit à 0100. Il est 20h, je sombre rapidement vers des abysses oniriques.
Une demi-heure plus tard, je suis réveillé par le vent, et je m’aperçois qu’il commence à pleuvoir. Je suis sous un dévers de la roche, profond d’1m50, parallèle à moi, dans son duvet, Aramil est encore protégé.
Une heure plus tard, la pluie a triplée, il tombe des trombes d’eau avec un vent qui fait rugir les arbres. Dantesque. Les gouttes d’eau ruisselle le long de la roche et viennent s’écraser sur Aramil. J’entends les « ploc » des gouttes sur son sursac MARPAT. Mon duvet commence à être humide à l’extérieur, moi à l’intérieur, je suis au sec. 2350, Safari me secoue, c’est à moi de prendre mon tour de garde. Il me confie son 1911 MEU (le mien n’ayant plus de chargeur…Smilie: ;), sa Parka Goretex MARPAT désert et sa lampe frontale. Je le remercie pour ça, j’ai pu passer un tour de garde à peu près au sec, si ce n’est l’eau qui a ruisselé sur le bas de mon BDU. Au milieu de mon tour de garde, vers 0030, Groquik se réveille, il n’a eu de chance et se retrouve entièrement trempé. Il farfouille dans son sac pour retrouver quelques fringues sèches. C’est à ce moment que je m’aperçois que mon sac est grand ouvert, sous la pluie. Je n’ai plus aucun change, je dois rester sec.
A 1h, je m’approche d’Aramil pour lui faire prendre son tour. Il est emmitouflé dans son duvet, trempé en dessous par capillarité. Il me confie ne pas vouloir aggraver son cas en sortant et en risquant d’exposer les couches sèches à la pluie torrentielle, son sursac étanche l’ayant relativement conservé au sec. Je comprends et j’estime que les opposants ne nous attaquerons pas sous cette pluie battante et retourne me coucher après ranger la Parka de Safari au sec.

A 0230, un souffle court mais bruyant me réveille, j’entrevois dans un demi sommeil, quelque chose bouger à 2m de moi, puis j’entends un Fred timide chuchoté, suivi d’un grand FRED à plein poumon ! Je sursaute et vois Safari grelottant, son couchage a aussi été envahi, il est trempé et cherche sa lampe frontale, je lui remets sa Parka que j’avais mis à l’écart.

Toute la nuit, j’ai épousé la forme du rocher pour être le plus au fond possible du creux dans la roche, le lendemain, j’ouvre les yeux vers 0600, mon duvet est trempé à l’extérieur, mais sec à l’interieur. Mes chaussures sont restées sèches aussi (j’ai dormi dessus). Mon bolt est trempé, j’ai l’équivalent d’un grand verre d’eau dans le sunshade de ma lunette. Je ne vois plus au travers, je crains que l’eau soit entrée à l’intérieur. Je tire une bille, une jolie gerbe de flotte sort du canon avec la bille. Inutilisable, de plus qu’il ne me reste qu’une seule bille.

Groquik et moi, désœuvrés, décidons d’aller nous balader, en laissant bolts et sacs sur place, nous reviendrons les chercher plus tard. Notre but, rejoindre le camp des Talebs pour nous faire offrir un café ou un thé à la menthe.
Nous tentons de rejoindre la position supposée des munitions, au cas où, mais sur place, il n’y a rien. Nous mettons le cap sur les tentes du camp des Talebs. Notre arrivée surprend tout le monde. Nous expliquons que nous sommes hors jeu, faute de réplique. Notre « otage » nous engueule carrément, visiblement, elle voulait vraiment jouer l’otage, peut-etre le rôle de sa vie qui s’envole, en tout cas, on en a pris plein la gueule. Elle se calme finalement, et se rattrape en nous offrant un thé bien chaud. On retrouve Renan avec qui on discute un peu.

Oliva nous rejoint sous la tente. Il doit se rendre à l’autre bout du terrain et nous propose une balade spéciale près du camp Pachtoune, nous promettant des points de vue superbes. Sans hésité, nous le suivons. Un bref crochet par la grotte où on retrouve Niko, capturé et prisonnier.

C’est d’ici qu’Alu a réalisé son tir à plus de 100m.

Puis nous partons sur les hauteurs du Larzac (je retrouve miraculeusement mon chargeur de GBB sur le chemin) :




Une ballade géniale, rien que pour ça, je ne regrette pas d’être venu. Merci à Oliva d’avoir partagé ça avec nous.

Nous avons regagné la zone d’exfiltration où nous avons retrouvé Bouchbi et Suisse, les grands gagnants de cette OP. Puis tous les autres joueurs et plastrons. Une bonne ambiance, content d’avoir revu Renan, Mossy, Alu, Seb
Une brève inspection du matos m’a rendu le sourire, la lunette Sniperland est bien étanche. L’eau n’est pas entrée. Un simple nettoyage des lentilles et elle est comme neuve. Ouf !
Renan nous distribue à tous des patches Black OPS et Sebastos nous remet LE brevet eXtreMilSim nominatif.

Puis, ce fut l’heure du retour. Une petite sieste près d’un cours d’eau, et retour Clermont-Ferrand en rêvant d’une bonne douche.

Cette fois encore, je ne regrette pas d’avoir tout fait pour venir. J’ai passé un excellent moment, même si airsoftement parlant, je n’ai pas donné le meilleur de moi-même, me sentant parfois un peu inutile au milieu d’un groupe de 6. Je ne suis pas habitué, les déplacements tactiques, l’usage de radio à outrance…
Mais j’ai aussi appris beaucoup durant ce brevet, notamment face à la pluie, et c’est toujours bon de se confronter au terrain pour confirmer et améliorer son emport. Au final, durant cette OP, je n’ai manqué de rien. C’est le plus important. Je n’ai pas souffert physiquement.
La prochaine étape, ce sera le Cheyenne Tactical Event en binôme avec Loky.

Je remercie Safari, Sanders et Aramil de m’avoir permis de faire équipe avec eux.
Merci à Seb, Renan et Oliva pour l’organisation de l’évènement.
Merci à tous les joueurs et GNistes d’avoir fait le déplacement.
Merci à ma compagne pour le soutien et les conseils judicieux.

Crédits photo : Fred / Lion-Secret

Category(s): Évènements passés
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8 Responses to Feedback du Brevet eXtreMilSim 2012 !

  1. Super résumé Fred ! Rien que pour la nuit que vous avez passé, vous méritez amplement votre brevet. C’était un plaisir de te revoir, j’espère que l’on remettra ça en septembre.

  2. Superbe récit de ce brevet Fred

    Si après tout ça tu ne viens pas habiter chez nous !

    • Merci Oliva !
      Tu as contribué fortement (entre autres) à rendre cet événement très agréable. La balade du dimanche matin, c’était juste excellent.
      De là à déménager.. Il faudrait que mon boulot me suive !!

      Prochaine étape : Cheyenne Tactical Event !

    Groquik says:

    Tres sympa fred Smilie: :D

    • Merci à toi Groquik !
      On a passé de bons moments sur nos rochers, c’était bien cool de te croiser la bas..
      J’espère qu’on se fera un binôme lors d’une prochaine OP de ce genre !

  3. Manifique résumer Fred en espérant te recroiser prochainement Smilie: :)

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