Retex du Trophée de La Plume Blanche 2015

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Le trophée de La Plume Blanche est une OP bien connue des Sniper airsoft. Elle a la réputation d’être l’une des plus exigeante en terme de préparation physique et d’immersion. Depuis 2009, elle a usé bien des binômes le long des pentes ardues de Valdeblore.
Pour cette édition 2015, nous vous proposons le retex du binôme Charlie composé d’Ariegeboy et de Loky.
Vous pouvez retrouver ce retex, ainsi que bien d’autres, sur l’excellent blog du Groupe Garonne.

Voici le récit d’Ariegeboy :

J-6, nous recevons la première partie de notre ordre de mission.

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La pression monte, le dossier ne semble comporter aucun renseignement « caché » mais je l’étudie plusieurs fois pour en être sûr.

J-2, nous recevons la seconde partie de notre ordre de mission.

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La zone d’opération est définie, nous évoluerons dans les environs de 4 villages du Valdebloristan : La Bolline, La Roche, St Dalmas et La Colmiane. Un examen appronfondi de la carte permet de repérer plusieurs sites mineurs au nord et au sud des villages. Je prépare une carte détaillée et la communique à Loky.

Cette note est accompagnée des coordonnées GPS de notre point d’attente ainsi que d’une heure d’insertion.

Étant blessé depuis plusieurs semaines, je n’ai pas pu m’entrainer et je tente de rester « calme » pour être apte le jour J.

J-1, Loky passe me récupérer dans ma planque, à 7h de route de notre point d’insertion. Nous faisons le choix de partir la veille, rouler toute la nuit et dormir le lendemain matin pour habituer nos corps et nos esprits à vivre la nuit. L’expérience nous a apprit qu’il est beaucoup plus facile de se déplacer de nuit et de dormir le jour, même si parfois les évènements vous imposent l’inverse.

Notre insertion étant prévue à 20:30, nous supposons que la mission commencera de nuit et souhaitons la commencer dans les meilleures dispositions.

Nous arrivons sur zone vers 4h du matin, je pose la voiture près d’un bunker que nous souhaitons observer le lendemain et décidons de bivouaquer dans le véhicule.

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Mauvaise idée, le soleil nous réveille plus tôt que prévu. Nous émergeons doucement, assez lentement pour que plusieurs randonneurs et joggeurs passent, sans doutes en s’imaginant un remake de Brockback Moutain.

Vers 11h, un 4×4 noir se gare à proximité. Il nous semble suspect et nous décidons de lever le camp, sans nous presser pour ne pas avoir l’air suspect. Pendant que je m’habille, l’un des nouveaux arrivant s’approche de nous pour se rendre au bunker. Il engage la conversation et nous lui faisons comprendre que nous ne sommes que deux touristes. La banquette arrière est remplie de sacs militaires, on distingue des éléments camouflés, Loky pense que nous sommes découverts, je me convainc du contraire.

Dommage pour le bunker qui était sur notre liste des sites mineurs, nous partons visiter les autres. J’ai repéré une bergerie au nord de la zone, notre prochaine étape. Au dessus du village de St Dalmas, nous apercevons au loin un campement, nous allons devoir le traverser. Il est composé d’une groupement de tente dont une grande saharienne bleue sur la droite de la route et d’un attroupement d’hommes en treillis autour d’une jeep sur la gauche. Cette fois-ci c’est sûr, nous allons être repérés.

Nous traversons pied au plancher, casquettes vissées sur la tête, lunettes de soleil et le visage en partie masqué par nos barbes. Un regard furtif dans le retroviseur me confirme que nous sommes l’objet de toutes les attentions. J’ai formellement identifié un criminel de guerre du nom d’Olivianov que j’étais déjà venu traquer sans succès dans la région. Les choses se présentent mal.

Nous poursuivons notre route jusqu’à la bergerie qui s’avère inaccessible, la route étant bloquée par la neige. Loky a toutefois mémorisé le dénivellé nécessaire pour l’atteindre, nous profitons de notre point de vue surelevé pour faire un tour d’horizon des différents sites notés sur la carte.

Nous sommes sur le versant nord de la vallée, devant nous se trouvent les quatres villages étalés d’est en ouest et en face de nous se trouve le versant sud. C’est vertical, les découverts sont nombreux et mineraux.

Le réservoir de notre véhicule est presque vide, il est temps d’aller faire le plein dans la vallée voisine où se trouve la pompe à essence la plus proche. Mais cela signifie repasse devant le camp de la Red Star qui est toujours occupé. Lors de notre passage, je jurerai qu’Olivianov nous a pris en photo avec son téléphone mais rien ne permet de le confirmer. De plus, l’immatriculation du véhicule ne correspond pas à celle de nos fausses identités. D’un autre coté, deux barbus pas du coin qui partent dans une voie « sans issue » dans une région sauvage et hostile, c’est soit pour tourner un remake de Brokeback Mountain, soit l’autre solution.

Arrivée à St Martin Vésubie vers 14h, nous faisons le plein et en profitons pour nous restaurer. Une pizza cuite au feu de bois, un dernier tour aux commodités et nous repartons pour St Dalmas. Nous visitons les autres sites mineurs et décidons de retourner à St Dalmas faire des courses. J’en profite pour faire découvrir le village à pied à mon binome.

Nous achetons plus d’un kilo de charcuterie, quelques baguettes, des rillettes, du fromages puis partons rejoindre notre point de station.

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C’est un grand dégagement au bord de la route, devant une maison abandonné. L’endroit est désert mais la circulation est dense, nous hésitons à nous déporter à quelques kilomètres. Je sors du véhicule pour explorer les environs et trouve d’anciennes dépendances de la maison en contrebas, à l’abri de la route et du barrage hydroéléctrique.

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Parfait ! Nous allons pouvoir finaliser nos paquetages en toute discrétion. Le coffre de notre véhicule est une véritable armurerie et nous décidons d’un emport en armement plus léger que celui prévu initialement. Loky partira avec son fusil de précision compacte et son PA, j’emporterai pour ma part un fusil d’assaut et un PA. Compte tenu du terrain, Loky renonce a s’encombrer d’une triple dotation.

Nous faisons une petite sieste puis savourons un dernier festin avant le début de la mission.

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La nuit tombe et nous en profitons pour nous équiper, l’heure de notre insertion approche. A 20:00, nous recevons par SMS les coordonnées de notre point d’insertion. Je déplie la carte sur le capot du véhicule et cherche ma boussole dans les poches de ma smock.

Première douche froide, je n’ai pas de boussole. Pire encore, Loky m’avait prévenu durant le trajet qu’il avait oublié la sienne. Nous allons donc devoir naviguer avec la boussole bouton de mon sifflet de survie. Je déchiffre les coordonées à bisto de nas et les entre en même temps dans mon GPS. Je sais à peu près où nous allons, le GPS se chargera des finitions.

Nous partons pied au plancher et après vingt cinq minutes de trajet, nous arrivons à La Bolline où un strobe sur notre droite nous invite à nous garer. A peine le temps de descendre qu’un partisan nous prend à part, il nous demande de prouver notre idenditité et je lui remet un objet destiné à Minovitch, l’un de leurs chefs. En retour, il nous invite à rejoindre un compère stationné en contrebas. Ils ne cèssent de crier qu’ils ne le sentent pas, que la situation est foireuse, nous sommes sous pression. Le second contact nous donne une liasse de billet envellopée et nous demande de l’apporter le lendemain matin à 7:00 au coordonnées écrites dessus. A peine le temps de ranger l’enveloppe dans une poche qu’il nous invite à déguerpir.

Nous nous replions sur la rivière qui coule à proximité et une fois allongés par terre, nous examinons la carte à la recherche de notre itinéraire. Le point se situe sur le versant nord, au dessus de La Colmiane. Ce dernier village le village de la station de ski.

Nous devons au maximum éviter de traverser les villages, deux hommes en treillis et armés jusqu’aux dents pourraient effrayer les locaux et ils pourraient être tentés d’appeler la force paramilitaire locale. Nous décidons donc de remonter le village de La Bolline par sa rivière. L’idée semble brillante jusqu’au moment où nous décidons de remonter, je n’ai pas encore enfilé mes gants et c’est plein de ronces, qui s’accrochent également mon équipement. J’atteins la route avec difficulté. Nous finissons a pied les quelques mètres qui nous reste à faire avant de prendre un petit pont et de disparaitre dans l’obscurité.

Nous sommes dans le noir mais notre progression est bruyante. Le sol est recouvert de feuilles mortes et nous nous accrochons dans la végétation. Cette situation est très stressante, nous venons juste d’être insérés dans la zone hostile et nous progressons trop lentement. Nous entendons un autre binome être inséré sur le même point. Nous continuons, arrivons au dessus de jardins, faisons demi tour, nous posons des questions, un troisième binôme est inséré et des coups de feu retentissent. Nous nous jetons au sol et mon pouce se rapproche de mon sélecteur de tir.

Il faut se remettre en mouvement, nous sommes en retard. Quelques dizaines de mètres plus loin, nous sommes à nouveau bloqués entre La Bolline et La Roche. Un bruit se fait entendre au dessus de nous, je me retourne et passe mon sélecteur sur « automatique ». Au moindre doute, je transforme le massif de buisson en gruyère. La tension est à son comble, nous n’avons parcourus qu’un kilomètre, peut-être moins et nous sommes déjà en danger. Après quelques minutes d’un silence glacial, nous nous levons sans un mot et partons.

Pas le choix, il va falloir couper à travers La Roche si nous voulons nous en sortir. Nous progressons en tiroir dans les ruelles et sommes plusieurs fois contraints de nous jeter sur le bas coté lors du passage de véhicules. La dernière fois, Loky reste pendu à un mur et je dois l’aider à remonter.

A ce stade, il me parait important de préciser que Loky pense avoir une côte fêlée depuis une chute à ski quelques jours auparavant. Entre mon entorse à l’orteil que j’ai abondamment strappé et sa cote, nous formons vraiment un binôme de bras cassés.

Nous arrivons jusqu’à une fontaine, nous cachons dans une ruelle avoisinante et buvons avant de refaire le plein. Il est ensuite temps de continuer notre route vers l’est. A la sortie du village, nous tombons sur un parking avec plusieurs véhicules immatriculés dans les pays de l’ancien bloc soviétique. Nous sommes sur le parking de la SMP, décidément nous enchainons les gaffes.

Quelques mètres plus loin, nous trouvons un chemin qui part dans la montagne et décidons de l’emprunter sans avoir besoin de nous concerter. L’objectif est de monter sur le versant jusqu’à la hauteur de notre objectif puis se suivre la courbe de niveau sur plusieurs kilomètres.

Nous progressons sur ce qui semble d’abord être un chemin puis s’avère n’être qu’une piste pour animaux. Celle-ci se dirige vers des lacets que nous allons devoir croiser. La lune éclaire très bien la vallée et nous faisons des proies faciles pour du matériel de vision nocturne ou thermique. Je chasse cette pensée de mon esprit et continue l’ascension.

Arrivés aux lacets, nous envisageons de tricher en prenant la route. Mais sur notre gauche, nous entendons des bruits et notre instinct reprend le dessus, nous traversons la route et commençons l’ascension du talus. Une dizaine de mètre plus haut, nous recroisons la route et alors que nous nous relevons, nous apercevons deux silouhettes au bout du lacet.

Nous nous terrons dans le bas coté et décidons de leur tendre une embuscade. Mais personne ne vient, ils ont du flairer notre plan très grossier et prendre un autre itinéraire. Nous traversons la route et attaquons le talus suivant puis encore le suivant et ce jusqu’au dernier. De là, nous prenons la route sur quelques dizaines de mètres avant de nous enfoncer dans les bois. Nous sommes presque à la bonne altitude, nous n’avons qu’à suivre la courbe de niveau.

Cela s’avère beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Premièrement, mon manque d’entrainement se fait ressentir. J’ai de grandes difficultés à respirer normalement dans l’effort et je dois faire des pauses courtes mais fréquentes. C’est dur à encaisser pour un montagnard et Loky me chambre allégrement sur le sujet. Deuxièmement, nous alternons entre pierriers et bloc de forêts très denses. Notre progression est très lente et Loky qui garde un oeil sur la montre m’indique que nous sommes loin d’être en avance.

Nous décidons donc de mettre un grand coup de collier et je me répète mentalement que j’aurais toute la mort pour dormir. Nous longeons la route située en contrebas sur laquelle patrouillent des personnels de la Red Star. Ils ne sont qu’à une soixantaine de mètres de nous et les bruits sont distincts, nous supposons que les notres aussi et avançons à pas de loup. Mais une falaise nous barre la route et il est hors de question d’improviser un rappel dans ces conditions. Nous descendons au plus près de la patrouille et passons sans encombre mais non sans stress.

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La falaise nous a forcé à descendre sur la route alors que nous pensions progresser plus haut. Cela contrarie fortement nos plans. Nous continuons notre progression, presque à découvert. Il y a un chien qui aboie plus loin, nous pensons qu’il a repéré un autre binome mais aussi qu’il va certainement nous repérer. Pas le choix, il faudra aller vite et avoir déguerpi avant que la patrouille finisse par s’agacer et venir voir.

Il y a des chalets plus hauts et nous décidons de passer à travers les clôtures pour bénéficier d’une relative protection, les propriétaires terriens tirent généralement moins vite et moins bien que d’anciens spetnazs. Nous marchons depuis plusieurs heures et j’ai fini par négliger mon hydration, cela rend la tâche encore plus pénible et Loky est amené à prendre plus de décisions par ma faute.

Nous arrivons près de la route qui amène à La Colmiane. Nous comptions arriver au dessus de la station mais le terrain en a décidé autrement. A proximité d’une aire de repos, nous entendons des bruits et sommes découvert par un binome belge qui nous apostrophe d’une manière assez virulente. Nous les rejoignons et échangeons rapidement, ils ne semblent pas fatigués et vont tirer droit sur la station via la route.

Progresser en bord de route nous semble risqué et Loky insiste pour arriver par au dessus. Nous plongeons dans les bois et commençons à grimper lorsque je me fige. A travers un relatif faisceau lumineux, je distingue une silhouette assez nettement. J’en informe gestuellement mon binôme quand des bruits de pas retentissent sur la droite. La tension remonte instantanément et agrippe fermement mon fusil. Soudain, j’entends des pas sur ma gauche et je distingue une autre silhouette, la première n’ayant pas bougée, ils sont trois. Ce n’est donc pas un autre binôme et ils ne sont certainement pas venus nous escorter à bon port. Je recule lentement et arrivé à hauteur de Loky nous décrochons brutalement en dévalant le talus avant de dérouler un tube arrière sur la route. Quelques centaines de mètres plus loin, nous atteignons presque la station.

Elle est derrière le virage et nous décidons de tenter notre chance juste avant. Nous nous abritons derrière un transformateur EDF … d’où nous entendons les belges qui sont tout près. Un troisième binome arrive au même endroit, nous décidons qu’il est temps de filer. On peut accéder à la station en faisant un peu d’escalade juste au dessus de notre position, Loky n’est pas très chaud mais j’arrive à le convaincre que traverser la station est sans danger. Une fois dedans, nous sommes à découvert, en pleine lumière mais pas de mercenaires russe à l’horizon et les résidences semblent désertes.

Il est tard et nous ne sommes que deux fantômes dans la nuit. Nous progressons rapidement dans les ruelles et arrivons dans des résidences situées dans les bois. L’obscurité est de nouveau notre alliée et nous filons entre les arbres quand quelqu’un nous appelle. Je reconnais la voix d’un membre d’un collègue et nous stoppons notre progression. Alors que je dois faire des efforts conséquents, mon moral prend un coup quand je constate qu’ils ont l’air frais comme des gardons.

Les retrouvailles sont de courtes durées, un puissant faisceau de lampe torche déchire la nuit et nous nous jetons à terre dans un reflex reptilien. La lumière disparait et nous entendons des bruits de pas. L’un de membres de l’autre binôme recule de quelques mètres pour éviter un contournement et les trois autres restent en ligne, cachés derrière des arbres.

Il doit être 4h et c’est la deuxième patrouille que nous croisons de trop près en moins d’une heure. Hors de question de nous arrêter maintenant ! Je distingue une autre silhouette qui progresse dans la direction, entre 30 et 40 mètres plus bas. J’informe les autres et la mets en joue. Aucun coup de lampe depuis plusieurs minutes, les patrouilleurs ne semblent pas décidés à monter jusqu’à nous, voilà une opportunité de prendre la poudre d’escampette.

Un tube arrière et deux cent mètres plus loin, nous voilà à nouveau hors de danger. Nous sommes juste sous notre objectif, le GPS indique 570m au sol et la carte rajoute elle près de 100m de denivellé positif. Loky me presse pour dormir sur le point de rendez-vous, je lutte pour le suivre. Notre route se séparer de celle de l’autre binôme qui ne semble pas aller au même endroit que nous.

Les dernières portions sont les plus dures, je fais des pauses tous les quelques mètres sous les railleries de Loky qui essaie de provoquer une réaction de fierté à ce qu’il me reste d’amour propre. Et bon an mal an, j’arrive sur la route qui conduit à notre objectif. Arrivés à 70m, nous descendons légèrement et nous établissons un campement de fortune pour une paire d’heure.

J’étale mon poncho au sol pour me protéger du froid et de l’humidité, j’enfile une polaire et pose ma smock sur moi comme une couverture. Le reste de mon équipement est soigneusement posé à coté, prêt pour lever le camp en moins d’une minute. La nuit est fraiche et je suis accroupi à flanc de montagne mais j’arrive quand même à m’endormir.

Le lever du soleil me réchauffe le visage et je sors de ma torpeur. Il fait encore frais et j’essaie de m’échauffer sans trop gigoter pour éviter de me faire repérer. Un autre binôme a passé la nuit sur notre droite, à une cinquantaine de mètres. Sur le coup, je pense qu’il s’agit du binôme en multicam croisé un peu plus bas.

Quelques minutes avant l’heure, nous remettons les sacs sur nos épaules, sortons la liasse et nous dirigeons prudemment vers le lieux de rendez-vous, qui s’avère être désert. Nous poursuivons vers un virage en épingle situé un peu plus loin et trouvons deux locaux. Notre approche est furtive et ils ne nous repèrent qu’à une vingtaine de mètres, je leur intime l’ordre de se coucher tout en gardant un oeil sur les environs. Mon équipier les fouilles puis entame une conversation quelque peu glaciale.

Nous leur faisons remarquer qu’ils sont en retard et au mauvais endroit, leur remettons l’argent et ils nous tendent un papier plié avant de disparaitre.

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C’est écrit dans un français approximatif et Loky semble avoir beaucoup de mal à comprendre le message. Tant que nous ne sommes pas d’accord sur la traduction, nous continuons à échanger jusqu’à arriver au même point de vue.

Nous savons où et quand nous aurons l’occasion d’éliminer notre cible mais pas à quoi elle ressemble. Cette information nous sera communiquée dans la journée et en attendant, il est inutile de partir sur le pas de tir qui est situé sur le versant Sud. Nous décidons de retourner vers St Dalmas qui est au milieu de la zone d’opération, ne sachant pas encore où nous devrons récupérer l’identité de la cible.

En redescendant sur la zone où nous avons rencontrés la patrouille armée d’une lampe torche, nous trouvons une polaire au sol. De qualité militaire, ce n’est pas un touriste qui l’a oublié là. Conscient qu’il pourrait s’agir d’un piège, mon partenaire la soulève précautionneusement pendant que je surveille les alentours. RAS, c’est juste une polaire qui doit manquer à son propriétaire et va faire un nouvel heureux, Loky qui est venu en montagne sans vêtements grand froid. Je la fourre dans son sac et nous nous évanouissons dans le décors.

Au milieu de nul part et avec un superbe vue sur le versant sud, nous decidons de bivouaquer quelques heures jusqu’à recevoir notre prochain objectif. Le campement de la Red Star aperçu le premier jour est également visible au loin, nous pourrons garder un oeil dessus. Nous en profitons pour manger chaud et quelques rondelles de saucisson viennent parachever ce repas. Puis nous nous endormons.

Quand le reveil sonne, une légère pluie s’abat sur nous et je protège mon campement de fortune avant de m’habiller. Nous nous regroupons en attendant le SMS qui nous indiquera nos prochaines coordonnées et lorsqu’il arrive, nous nous félicitons d’avoir eut le nez creux. La boite à lettre morte se trouve à St Dalmas, à deux kilomètres et demi de notre position, en contrebas.

Pas d’effort supplémentaire à fournir, nous avons plusieurs heures avant le rendez-vous fixé entre 20:30 et 20:45. La nuit sera une fois de plus notre alliée, tout cela se goupille bien. La boite à lettre se trouve sur notre route pour rejoindre le pas de tir, nous décidons de traverser le village et de nous y rendre dès l’information en notre possession.

Arrivés à un kilomètre pile de l’objectif, nous nous arretons. En lisière des bois, il n’est pas possible d’avancer plus tant que le soleil sera de la partie. Nous faisons donc une longue pause et en profitons pour continuer notre dégustation de saucissons.

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Un véhicule s’arrête un peu plus bas et des hommes armés viennent récupérer du bois, nous avons bien fait de rester en retrait. Une fois le véhicule partit, nous nous rapprochons de la route.

La nuit commence à tomber et l’heure approche. Nous allons devoir traverser quelques routes et nous cachons nos armes. Loky dispose d’un emplacement dans son sac à dos, je dois me contenter de percer deux sacs poubelles pour y faire passer la sangle de son fusil. La SMP traverse régulièrement le village et deux hommes armés de plus ou de moins ne devraient pas y changer grand chose. De toute façon, nous n’avons pas le choix, le colis est au milieu du village.

Au moment de sauter sur la route, je suis un peu court et un rocher effleure indélicatement mon coccyx. La douleur est intense et je serre les dents pour ne pas crier au moment où mes pieds touchent le sol. J’essaie de savoir si le pantalon est amoché mais les gants m’empêchent de ressentir un accro. La vérité est quelque peu differente, le trou mesure 25 cm et mon gant s’y engouffre littéralement. En l’enlevant, je sens que du sang s’apprête à sécher sur mon caleçon. La suite de l’opération va être compliquée, j’ai très mal et mon moral vient de s’écorner une fois de plus.

Loky vient constater l’ampleur des dégats, se moque de moi et nous repartons. Nous sommes si prêt du but que je me préoccuperai de cette histoire de deuxième trou du cul plus tard. Nous quittons la route aussi souvent que possible et slalomons entre les propriétés privées et les ruelles. Arrivés sur le point, nous avons une légère avance, que nous mettons à profit pour recharger en eau à la fontaine de la place du village

Cachés derrière la fontaine, je suis sur le point de passer le bras par dessus pour recharger discrètement quand Loky m’informe qu’il y a un robinet à l’arrière du monument. Il recharge donc les bouteilles que je lui fait passer, j’en profite pour les ranger dans son sac et le mien pendant qu’il assure le remplissage. Quatre litres en moins de trois minutes, ce fut bref et efficace.

Le GPS confirme ce que je pensai, la cible est le point d’eau du parking situé sous l’église.

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Il nous faut parcourir quarante mètres à découvert et traverser la route principale avant de nous jeter dans les escaliers, parcourir encore une petite distance, récupérer l’information et disparaitre. Nous comptons jusqu’à trois, au moment de sortir une voiture se fait entendre, nous attendons qu’elle passe et sprintons jusqu’à l’escalier.

Ma fesse me fait mal et j’arrive légèrement après mon binôme. Dans les escaliers se trouvent deux hommes avec des gilets pare-balles, le plus petit coiffé d’un bonnet nous lance :
– Vous allez en soirée ?
– On doit aller à la même, lui répond Loky, persuadé d’avoir à faire à un partisan.
– Et vous allez en soirée avec des flingues ?

La situation dégénère, je me rend compte que la grosse coupure sur mon arrière train occupe plus mon esprit que ce qu’elle ne le devrait et j’assiste impuissant à la scène. Le temps que j’essaie de prononcer la moindre mot, mon partenaire a sortit son pistolet, le type au bonnet aussi et l’autre hostile me regarde d’un oeil très mauvais.

En arrière plan, près de l’endroit où doit se trouver la boite à lettre, se trouve un troisième homme qui semble porter un fusil d’assaut. Dans le même mouvement, je peux sortir mon arme située dans une poche à droite de mon gilet et abattre les deux geneurs. En attrapant la dépouille encore chaude et débout de celui devant moi, je devrais pouvoir m’en servir comme couvert pour engager le troisième avec l’appui de Loky. Je prends une fraction de seconde pour visualiser la scène avant d’agir.

Je dégaine, presse la détente et rien ne se passe. Sous l’effet du stress, j’ai oublié que j’ai pas emporté mon pistolet Glock favori mais un autre modèle équipé d’un silencieux. Le Glock a la particularité d’avoir une double queue de détente comme seule sécurité alors que mon pistolet du jour dispose d’un cran de sureté traditionnel. Oublier ce détail sera ma dernière erreur.

Dans l’instant suivant, le second russe a dégainé son arme et nous voilà comme quatre gangsters dans une ruelle en train de crier :
– Pose ton flingue !
– Non toi pose ton flingue !
– Je vais te buter ! Posez vos flingues !

Dans un ultime espoir que cette embuscade nous ai été tendue dans le but de nous capturer, nous abaissons nos armes et le type de plus proche de Loky pousse l’arme de ce dernier au sol. Puis plusieurs détonations retentissent derrière nous. Un quatrième mercenaire vient de nous descendre dans une ruelle sombre d’un village perdu dans la montagne, à quelques mètres de notre objectif.

FINEX pour le binome Charlie.

Voici un résumé de notre itinéraire :

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Ces 24h au Valdebloritstan auront été à la hauteur de leur réputation. Nous avons commis plusieurs erreurs qui au final se sont avérées éliminatoires et après examen médical, ma blessure ne m’aurait jamais permit de finir le Trophée de la Plume Blanche. L’élimination sur une phase de rôle play après seulement 24h est resté difficile à accepter pendant un moment mais j’ai fini par en tirer de nombreux enseignements de cette OP et j’espère bien être de retour l’an prochain pour vaincre mes maudites montagnes.

Nous aurions pu nous en tirer même en treillis en brodant une belle histoire de touristes chasseurs, si nous avions déposé nos sacs. Mais nous n’avons pas anticipés cette éventualité et j’ai été bien trop lent à réagir lorsque la situation s’est gâtée. On apprend beaucoup plus de ses défaites que de ses victoires dit le proverbe et je partage cette idée.

Un grand merci à tout le staff de BSO Games ainsi qu’à celui qui se fit un jour appeler Olivianov pour avoir permit ceci.

– Ariegeboy, du Groupe Garonne –

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Le SRS de Silverback Airsoft enfin dévoilé !

Après plusieurs mois de spéculations, la réplique du SRS A1 de Desert Tech par Silverback Airsoft, développé par Alumyx, est enfin dévoilé !

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Avant de parler des specs, voici la vidéo de présentation :

– tout nouveau bolt system développé en exclusivité par Silverback Airsoft
– compression du ressort en poussant, et non en tirant comme on en a l’habitude
– conception sans spring guide
– cylindre, tête de cylindre et bolt handle acier
– construit en aluminium 6061
– sears en acier
– changement de culasse rapide ne nécessitant pas d’outils
– puissance : 1,8J
– disponible en Noir, Dark Earth et OD
– chargeur 30 coups acier, interne en nylon renforcé
– monopod en série, fidèle à celui équipant le vrai SRS
– bloc hop-up en la solidaire de l’ensemble canon composé d’un outer et d’un inner sans jeu ne nécessitant pas de barrel spacers. Cette solution permet un changement rapide de l’ensemble sans perdre son réglage de hop-up.
– bloc détente aluminium usiné CNC avec réglage de la position et de la précontrainte.

Pas d’alliage moulé, pas de zamac.. Que du noble aluminium 6061 (t5 et t6). Toute la visserie est en acier 10.9.

Le SRS Silverback Airsoft sera disponible en 3 versions :

– SRS A1 Covert : Garde-main court, canon externe de 16 pouces, canon interne de 420mm
Longueur totale de 675mm, poids : 2870g

– SRS A1 .308 (celui de la vidéo) : Garde-main long, canon externe de 22 pouces, canon interne de 578mm
Longueur totale de 850mm, poids : 3130g

– SRS A1 .338 : Garde-main long, canon externe de 28 pouces, canon interne de 680mm
Longueur totale de 980mm, poids : 3250g

Aucune info sur le prix, la commercialisation serait pour l’automne !

Stay Tuned !!

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Retex de l’OP Salamandre par Van

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Tout débute par mail.
Une OP nommée SALAMANDRE va avoir lieu près d’ALES.
Normalement pour ce genre d’événement vous vous inscrivez sur un forum qui comporte des infos et vous faite en fonction.
Cette fois-ci pas du tout… Aucune info.

Quelques semaines après l’inscription nous recevons le seul message provenant du lieu de l’OP.
Un texte nous est remis avec encore une fois très peu d’infos.
Nous comprenons que la préparation de l’OP devra prévoir tous les genres de situations.

Notre trinôme sera composé de Nuage notre sniper, Titi et Van (moi-même) en soutien AEG et GBBR.
L’optique sera de partir léger en poids et munitions. Le terrain a l’air de proposer beaucoup d’eau.

J-1:
Départ pour le lieu de rendez-vous, on récupère Titi sur Montpellier.
Nous arrivons le Jeudi soir sur place, le terrain a l’air très vallonné.
Beaucoup de petits hameaux se trouvent sur le possible secteur de l’OP.

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Vendredi matin:
Nous rejoignons le lieu de rendez-vous. Il se situe sur le bas d’une église.

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Nous serons 4 trinômes sur le départ.
Le débrif du début nous fait comprendre qu’un nommé Jones a disparu dans ces montagnes et que notre but est de le retrouver.
La présence alliée d’une résistance locale devrait nous aider à le retrouver. Mais la force ennemie d’une milice guette.

Nous sommes largués sur le point de départ proche de la route avec pour instruction de rejoindre la résistance dans les montagnes.
Nous progressons sur un GR pour avancer plus rapidement.
En arrivant sur zone nous distinguons de la fumée provenant d’un virage au-dessus de nous.
La résistance est bien là.

Après une courte discussion et 2 barres de céréales qui nous seront subtilisées pour « nourrir leurs familles » nous repartons.
Le prochain objectif sera de trouver une enveloppe sur des tables d’orientation non loin de là.
La résistance nous a bien fait part de ne pas emprunter de chemins car la milice y sera présente.
Nous décidons de prendre un azimut à travers la montagne Est.
Une pluie fine mais continue commence à tomber rendant la marche difficile et glissante.
Un brouillard épais tombe sur la vallée, on y voit tout juste à 10m devant nous.

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Nous abordons une petite paroi pour éviter le GR non loin de là.
Les tables d’orientation ne sont plus très loin.

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Nous arrivons sur la 1ere et nous rencontrons un arbre juste à coté de l’objectif qui s’avérera être un milicien en poncho.
On perdra 3 vies sur les 4 ainsi que 45 minutes sur cet objectif.

Une fois l’enveloppe récupérée, notre prochain objectif se situe environ 2km plus bas dans une maison type troglodyte.
Nous passerons encore une fois par la forêt en tachant d’éviter le plus les chemins.
La milice rôde et nous tombera encore une fois dessus, sans dégâts heureusement.

Nous apprenons qu’apparemment un corps (possible M.SMITH ) aurait était aperçu plus au nord.
Nous devons aller vérifier.
Cette fois-ci nous empruntons discrètement les GR pour gagner du temps vu que le lieu se situe de l’autre coté d’une montagne.
En arrivant sur zone, aucun corps a déclaré.
Nous essayons de contacter les orgas pour connaitre la suite de la mission mais la réception dans cette région et comment dire.. compliquée..

Nous installons notre camp près d’une maison abandonnée et passons la nuit là.
La nuit sera plus que clémente au niveau météo et le bruit des sangliers nous bercera.

Le lendemain matin nous rencontrons la résistance dans un petit hameau.
Tous les trinômes sont présents au rendez-vous.
Nous devons prendre des informations sur le chef des miliciens afin de l’abattre.
Un peu plus au Nord se situe le village de St Paul la Coste et la résistance y est bien présente.
Elle reste malgré tout bien discrète car la Milice occupe également le village.

Les « habits civils » qui sont dans nos sacs vont finalement bien servir.
On décide de rentrer dans le village pour prendre des informations et en ressortir comme de simples randonneurs.
Nuage devient donc Thomas, Titi sera Kevin et pour ma part Mathieu sera mon nom d’emprunt.

Les sacs sont abandonnés un peu plus haut du village.

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A l’approche du village nous voyons du mouvement, les miliciens sont bien présents.

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Nous entrons dans le bar sans problèmes et commandons plusieurs tournées (de limonade bien sur).
On arrivera même à prendre une photo avec un des groupes de miliciens.

Après plusieurs heures de prises d’informations nous retournons chercher nos sacs et nous nous dirigeons vers un autre hameau beaucoup plus loin.
Il n’y a qu’une route principale pour s’y rendre et les azimuts sont difficiles.
Nous croiserons le camp principal des miliciens.
On se jettera plusieurs fois dans les bords de route sur les passages des miliciens en véhicules.

La nuit tombe nous arrivons sur l’objectif qui est une petite chapelle.
Nous y trouverons une porte close et une réception radio et téléphonique impossible.
Il est 21h, nous montons notre camp dans l’espoir d’arriver à avoir des informations le lendemain matin.
La nuit sera encore une fois clémente.

Réveil 5h du matin et nous reprenons la route en direction du camp des miliciens en espérant y trouver leur chef.

A mi-route Titi arrive à capter et reçoit un sms confirmant l’heure et le lieu où se trouvera la cible.
Ça sera sur la terrasse du café de St-Paul-La-Coste et la cible y fumera un cigare entre 6h45 et 7h.
Il nous est impossible d’arriver là-bas sur ces créneaux horaires.
Nous apprendrons que le chef des miliciens sera reparti sans être abattu par un des 4 trinômes.

Fin d’OP pour tout le monde.
Tous les participants repartiront avec un super patch et un délicieux repas dans l’estomac proposé par le restaurant du village.

Rentrer plus dans les détails sur cette OP obligeraient encore plus de lignes et il y en a déjà pas mal.

Un grand merci aux organisateurs qui se sont décarcassés tout au long de l’OP.
Il y a eu des « couac » mais qui auront toujours été arrangés au mieux et le plus vite possible.
Les orgas ont toujours tenu à garder un moral optimiste sur les trinômes même si les missions étaient ratées.
Un grand merci également au patron restaurant et sa famille pour leurs accueil et leur implication dans cette OP.
Merci aussi à tous les participants, que ce soit miliciens comme trinômes.
Le terrain est magnifique, très vert avec beaucoup d’eau et très peu de plats, tout ce qu’on aime en gros !

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En espérant que vous puissiez reproposer la même chose l’année
prochaine!

Cordialement, l’escouade Étourneaux!

– Van –

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Challenge de la Plume Blanche Trophée « CARLOS NORMAN HATHCOCK »

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Introduction :

Voici le retex de notre équipe lors du challenge de la plume blanche. Il y a plusieurs manières de rédiger un tel retex. Ici, je vais m’attacher à expliquer comment nous avons fait pour arriver à la fin du challenge. J’expliquerai les choses que nous avons bien réussi, et celles qui auraient pu être mieux réalisées.

Le but est de donner des éléments à ceux qui voudraient participer lors des prochaines éditions à ce magnifique challenge.

Plus d’infos ici : https://www.bsogames.com/

Tout d’abord quelques chiffres, histoire de remettre un peu dans le contexte…

  • Début de l’opex Vendredi 3 avril à 20h30

  • Fin de l’opex dimanche 5 avril à 12h45

  • Durée totale du challenge 40h

  • Temps de repos (repas plus sieste environ 10h)

  • Distance parcourue : 22km 1320D+ 1330 D-. Cette distance est parcourue en partie sur piste, en partie hors sentier, sur des terrains plus ou moins difficile, par bonne visibilité mais aussi dans l’obscurité la plus totale.

  • Nombre de billes tirées : 1

Komando-Phenix-Airsoft-squad 

1ère partie : La préparation

Personne ne peut le contester, la préparation joue un rôle extrêmement important pour la réussite d’un tel challenge. Trop d’eau ou pas assez, trop de vêtements ou pas assez, trop de nourriture ou pas assez peuvent vous faire échouer. Il faudra trouver le bon compromis entre ce dont vous avez besoin, ce que vous pouvez porter et ce dont vous pourrez vous passer.

Le matériel :

Pour faire le sac, je garde à l’esprit les éléments suivant : nous allons devoir marcher de nombreuses heures il nous faudra un sac le plus léger possible. Il va faire froid, il pleuvra et nous ne pourrons pas nous permettre de poursuivre le challenge si nos affaires sont mouillées.

Les vêtements / le chaud :

  • 2 paires de chaussettes (très important) + crème NOK pour les pieds, anti ampoules

  • Chaussures salomon gore tex

  • Collant de trail hiver / Pantalon de treillis VZ95

  • Haut manches longues Odlo (ne se mouille pas quand on transpire, reste chaud – Très important)

  • Micro polaire / Micro doudoune / Gore tex rouge / Veste VZ95

  • Poncho / Tarp (assure de pouvoir se protéger de la pluie en toutes conditions (le tarp n’a pas été utilisé)

  • Duvet -5°C (1kg). En cas de problèmes un duvet peut sauver de l’hypothermie, je le classe autant dans les éléments chauds que dans les éléments de sécurité)

  • Thermos (C’est lourd, mais y a pas mieux que de se boire un thé bien chaud à tout moment de la nuit)

  • Bonnets / Gants / foulard

L’alimentation :

Nous avons opté pour le lyophilisé.

Le challenge commençant à 20h00, nous avons pris un repas chaud (lyophilisé également) avant le départ, de telle sorte que nous n’ayons que 2 repas à assurer (le samedi).

  • Jetboil (permet de faire chauffer de l’eau rapidement en toutes conditions météo – attention, ça fait un peu de lumière et un peu de bruit)

  • 2 repas lyophilisés (1 pour le samedi midi, 1 pour le samedi soir) + 1 soupe

  • Biscuits pour le petit dej + Thé

  • Barres de céréales pour le reste de la journée. (Haute densité énergétique) 3 par jours, + 1 de rab + un paquet de fruits secs pour les petites faims.

  • Un camelbak 2L + une bouteille en plastique (léger et incassable) / Filtre à eau / pastilles

Personnellement je suis parti avec 700mL de thé + 1L d’eau. Je me disais qu’en montagne avec la fonte des neiges on trouverait de l’eau… On a dû attendre le 2ème soir pour trouver de l’eau au village lors de la récupération d’un message puis, quelques heures plus tard nous avons fait un détour vers une source pour se ravitailler à nouveau.

Finalement, on n’a pas trop manqué, mais on a eu de la chance. Le fait d’avoir dans son sac un filtre à eau + des pastilles aquatabs permet de limiter l’emport. Mais cela oblige à prendre le temps de se ravitailler.

Matériel technique / tactique / orientation:

  • Carte IGN + photocopie dans porte carte / boussole

  • Montre GPS / GPS Fortrex 301 / Iphone GPS / Smartphone Geoportail / Batterie supplémentaire en USB 9000mAh (assez pour recharger 4 fois l’IPhone). Prendre une batterie supplémentaire permet de s’assurer que l’électronique suivra.

  • Lunette de vision nocturne (tout à fait inutile pourtant on a essayé de les essayer plusieurs fois)

  • Un chest chacun pour tout le temps avoir à portée de main les trucs indispensables (carte, eau, nourriture, tel, chargeurs, etc.)

  • Une ghillie légère (800g) + camo facial

  • Un sac Eberlestock

  • Spotter : Un scorpion evo (pas de back-up -> un gbb, c’est environ 1kg de poids supplémentaire)

  • Sniper : un VSR10, un scorpion vz61

  • Lunettes de protection ess (très important d’avoir des lunettes non rayées pour la nuit (sans ça on n’y voit rien !)

  • Paire de bâtons 3 brins.

Voilà en gros pour notre matos…

Ça a l’air de faire pas mal de choses, mais au final, on s’en sort avec des sacs très raisonnables. En tout cas, adaptés à notre capacité de portage. Dans l’idéal il faudrait viser 10kgs. En fonction de la quantité de nourriture et d’eau portée on monte à 15kg. Pour moi c’est la limite de poids raisonnable pour pouvoir assumer des déplacements longs en terrain difficile.

La préparation physique et morale :

Préparer son matériel, c’est une bonne chose, se préparer physiquement et moralement c’en est une autre…

Je ne vais pas vous raconter la totale, de l’entrainement, puisque je n’ai pas fait d’entrainement spécifique pour ce challenge. En revanche, je fais habituellement 3-4 séances de sport par semaine et j’ai l’habitude de faire de longues sorties en montagne. Cependant, voilà à quoi il faut être préparé :

  • Orientation en conditions difficiles (nuit, faible visibilité, brouillard)

  • Efforts longs (>6 heures)

  • Gestion de bivouacs

  • Peu de sommeil (Donc prévoir de bien se reposer les jours précédents)

  • Le froid. Une fois arrivé sur l’objectif, il faut patienter jusqu’à l’heure de RDV et là, hé bien, il faut être équipé pour les températures très fraiches (les heures les plus froides sont tôt le matin entre 5 et 7h en gros).

Moralement, il faut tenir le coup, je ne vous dis pas que ça a été facile tout le temps. Mais on avait envie d’aller au bout, et on a rien lâché !

2ème partie : La mission

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Vendredi 3 avril 20h00

Nous sommes en position sur notre zone d’attente. Les sacs et les répliques sont chargés dans le coffre. Nous attendons le texto de l’organisateur pour se lancer dans l’aventure !

Vendredi 3 avril 20h30

« Je suis ici : 32T 359214 4882580 »

Nous faisons le repérage sur la carte IGN, et c’est parti. Seb est au volant, je copilote. Quelques minutes plus tard, nous recevons un nouveau message nous disant de se dépêcher car la Red star patrouille. A 20h53 nous arrivons sur le lieu d’insertion.

Nous recevons un colis et nous partons immédiatement sur la route forestière. Au bout de 300m, nous entendons une Jeep arriver. Des cris au loin nous indiquent que des combats ont lieu. Nous sautons dans le talus et restons immobiles le temps que la situation revienne au calme. Ça y est nous sommes dedans !

Au bout de quelques temps, nous estimons qu’il est temps de prendre le large. Nous remontons sur la route forestière que nous quittons au bout d’une centaine de mètres pour monter droit dans la pente, à la recherche d’un endroit safe où nous pourrons nous repérer et nous organiser.

Sur le colis un nom de code : HOTEL, une heure 7:30 et des coordonnées UTM. L’objectif est clair, se rendre sur cette zone. Nous avons du temps devant nous, mais l’itinéraire ne sera pas simple, si nous voulons éviter de prendre la départementale. Nous prévoyons donc de contourner le carrefour au niveau de l’office de tourisme (voir carte) en empruntant une route a priori pas utilisée. Nous rejoindrons ensuite la départementale jusqu’au site d’escalade. Cet itinéraire est risqué, mais rapide. De plus la lecture de la carte, ne nous présente pas beaucoup d’autres solutions.

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La première partie du trajet se passe bien. Nous finissons par trouver un vieux sentier peu usité, qui nous amène directement à une route. La nuit est claire, et la visibilité est plutôt bonne. Une fois sur la route, alors que nous arrivons à la première épingle (Cf. carte) je remarque une lumière pas naturelle. Nous nous approchons silencieusement pour tenter de découvrir d’où vient cette source de lumière. Il est encore très tôt pour se faire éliminer du challenge, nous avons du temps devant nous, nous décidons donc de rebrousser chemin et de choisir un autre itinéraire. Lors de notre trajet retour sur la route, nous croisons un autre binôme. Que sont-ils devenus ? Dieu seul le sait !

Finalement, nous parvenons par chance à trouver des sentiers qui ne sont pas répertoriés et nous dépassons les zones habitées et la départementale par le nord. Nous resterons au-dessus (voir très au-dessus) de la départementale pendant tout notre trajet jusqu’à la vallée de Bramadan.

Rien d’autres à rajouter si ce n’est que la dernière montée a été très très longue… Pas fâché d’arriver au lieu de RDV (vers 5h30)! Nous nous installons assez proche de la route avec un bon visuel. Nous mettons nos affaires chaudes pour passer la nuit, mais nous restons prêts à partir à tout moment (sacs fermés, réplique chargée, chest porté).

Vers 7h un véhicule arrive, 4 personnes en sortent. Ils ne semblent pas armés, et semblent avoir aussi froid que nous. Nous attendons 7h30 pour sortir de notre cache grelotant de froid !

Nous nous approchons sur nos gardes et procédons à l’échange d’informations : Une liasse de « billets » (en fait des coupures de magazines que nous avons examinées une par une pour être sûr qu’il n’y ait pas d’infos cachées).

Transits de froid, nous ne restons pas à taper la discute et nous retournons sur nos pas, nous perdre dans la forêt. Là nous nous installons pour nous reposer. Dans une pente avec vue sur la route et sur la vallée.

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De 8h00 à 12h00, nous dormons tant que nous le pouvons. A 12H30, nous prenons un repas chaud en prévision de l’après-midi. Nous attendons le sms qui nous donnera la position de notre boite aux lettres morte. Nous décidons que nous partirons quoi qu’il arrive à 16h, finalement quelques gouttes nous ferons quitter le camp à 15h00.

A 15h12, le sms arrive et nous indique de nous rendre auprès d’une fontaine entre 20h30 et 20h45.

Photo 4

La bonne nouvelle, c’est que nous n’avons plus beaucoup d’eau et que nous pourrons certainement nous ravitailler au village. La mauvaise, c’est que c’est un village et que nous allons devoir trouver une solution pour y pénétrer sans se faire arrêter.

Nous choisissons un itinéraire qui évite les routes, et également qui nous fait passer dans des vallons à l’abri des regards indiscrets. Mais qui nous donne tout de même l’occasion d’aller jeter un coup d’œil de plus près sur l’endroit où nous avons décidé de traverser la vallée.

Arrivé tant bien que mal (ce fut beaucoup plus long que prévu) aux environs de notre objectif, nous nous trouvons un endroit caché pour se reposer. Je dors 1h en prévision de la nuit qui arrive.

Nous décidons que je me rendrais seul dans le village, en tenue civile. (Chaussures de marche, collant de trail, gore tex rouge, thermos et gourdes dans un petit sac discret) Mon « alibi » en cas de contrôle, « touriste qui campe dans les environs, je viens me ravitailler en eau ».

Samedi 5 avril 20h15.

Je quitte notre camp et me rend en trottinant vers le village. Superbe ambiance, dans ce petit patelin aux ruelles étroites. Pas un chat dans les rues.

Je reste caché aux environs de l’église en attendant l’heure du RDV. La cloche sonne, mais ma montre et mon portable indiquent 20h28min30sec. Je patiente donc encore un peu.

A 20h30, je me rends près de la fontaine et tombe nez à nez avec un pick-up occupés par 2 hommes à la mine patibulaire. Je me range sur le coté de la rue pour les laisser passer et poursuit mon chemin jusqu’au parking, comme si de rien n’était. Quelques instants plus tard une 3ème personne arrive depuis les escaliers et se dirige à la suite du pick-up.

Je me cache dans le parking. J’imagine que ces messieurs sont en train de cacher le message dans la fontaine et j’attends donc leur départ pour aller le chercher. Le pick-up fait demi-tour tant bien que mal dans les ruelles étroites et à peine est-il parti que je me précipite vers la fontaine.

J’ai beau chercher, je ne trouve rien. Je plonge les mains dans l’eau, je regarde sous la fontaine derrière, autour, j’inspecte chaque bassin. RIEN… Merde !

Les minutes s’écoulent. Je choisis de remplir mes bouteilles d’eau et je réfléchis. Je contrôle les coordonnées GPS, je ne suis pas exactement à la bonne position. (J’avais bien noté que d’après les coordonnées GPS la fontaine devait être au niveau du parking mais j’ai été induit en erreur par le pick-up)

 

La roche

Je retourne donc vers le parking et là j’aperçois dans un coin, derrière des véhicules une deuxième fontaine. Ouf, cette fois c’est la bonne. La vasque est remplie de graviers, d’eau verte et de quelques branches de sapin. Je me dis que c’est bon, la boite est dedans, il va falloir mettre les mains. Je racle toute la vasque plusieurs fois, je tourne et retourne en vain les graviers, je ne trouve rien. Il me reste maintenant plus que 3 minutes.

Je sors mon portable, je relis le message, prends un peu de recul, et me met à scruter les environs proche de la fontaine. Soudain presque à mes pieds, sous une remorque garée là, je vois ce qui me semble être une canette vide. Je la ramasse, sur le culot est écrit « HOTEL ». Bingo, c’est notre boite.

Je l’ouvre, récupère le message que je glisse dans une poche, je remets la boite en place, et quitte la zone d’un pas rapide.

J’ai le message, j’ai l’eau, encore une étape réussie !

Je sors du village et prend la direction du bivouac pour retrouver mon camarade. Un bon repas chaud et un peu de repos avant d’attaquer la marche qui nous amènera de l’autre côté de la vallée sur notre zone de tir.

Samedi 5 avril 22h30.

Nous avons mangé, nous nous sommes reposé, et chance, un brouillard épais s’est installé sur la vallée ! Plus de temps à perdre, il faut en profiter pour traverser.

Nous avons repéré dans la journée l’endroit qui nous parait le plus propice pour la traversée. Nous devons passer uniquement près d’une seule maison dont les volets sont fermés. Et bien entendu il y a la route départementale à traverser.

De plus, il faut que nous trouvions à nouveau de l’eau, car les quelques litres que j’ai pu récupérer à la fontaine ne seront pas suffisant pour assurer une bonne hydratation jusqu’au finex.

Notre itinéraire nous fait donc passer par la source de Mariaste. Cela nous rallonge un peu mais pas trop.

Ici prends fin mon récit, Boldrago raconte la suite de nos aventures :

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Samedi 5 avril 23h00.

Nous quittons notre bivouac tactique vers l’Est, pour contourner le village de la roche et franchir la départementale dans une zone peu habitée, vers la déchetterie serait l’idéal. Le brouillard est épais nous ne distinguons même pas les lumières du village. Le brouillard diffuse un léger halo lumineux, l’ambiance est particulière mais les conditions sont parfaites pour traverser la vallée. Nous sommes au bord de la départementale, une voiture arrive et nous nous mettons à plat ventre derrières les broussailles pour rester invisible. Ça y est la zone est déserte, go ! On traverse, j’observe un talus avec des arbres, il faut vite se mettre à couvert, soudain je sens le vide sous mes pieds ! Avec ce brouillard et l’adrénaline de la traversée, je n’ai pas vu le mur de soutènement de presque 2m sous le talus. Par chance j’atterris bien à plat sur mes deux pieds mais ressent immédiatement une vive douleur au talons droit à cause du choc. Je m’allonge aussitôt dans le talus, pour évaluer l’état de mon pied. Fais chier ! On ne va quand même pas devoir abandonner pour une erreur aussi stupide. La douleur décroit assez rapidement et je vois que je peux marcher sans trop de difficulté dans les prairies de la vallée, Ouf ! Rien de grave, mais est ce que la douleur va me permettre d’aller jusqu’au bout ? Je me souviens alors que j’ai eu la riche idée de glisser un vieux tube de pommade Arnica dans mon sac j’en applique aussitôt et on en profite pour faire une pause.

On repart, en faisant un crochet pour passer par la fameuse source de Mariaste et compléter un peu nos gourdes. On prend alors le sentier qui grimpe pour rejoindre la piste du bois noir, qui d’ailleurs porte très bien son nom ! L’atmosphère est tellement sombre qu’on ne distingue pas le sentier, quelque petits éclairage ponctuels ont vite fait de nous éblouir et de nous faire perdre notre vision de nuit, sans parler du risque de nous faire repérer. Je prends alors les devants et ouvre la voie sans éclairage en tâtant le sentier devant moi avec un bâton à la manière d’un aveugle avec sa canne blanche. La progression était lente et semée d’embuche avec de nombreux troncs en travers du chemin, mais notre infiltration est restée parfaitement discrète et invisible. De nombreuses poses ont été nécessaires pour nous reprendre et délester un peu mon talon qui demandait du repos.

Dimanche 6 avril 5h00.

Nous arrivons sur la piste. Tout à l’aire calme, nous décidons de l’emprunter jusqu’au point 1309 d’où nous devrons tirer dans quelque heures. Nous y arrivons, quelques minutes plus tard, on repère un peu la zone, et je trouve un poste de tir avec une bonne visibilité sur la piste. On décide alors de trouver un point de largage pour nos sacs un peu plus haut de manière à pouvoir nous extraire facilement après le tir, je profite de cette pose pour remettre de la pommade sur mon talons et on s’apprête à dormir 1h30 avant de rejoindre le poste de tir.

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Dimanche 6 avril 6h30

On se réveille, on enfile les Ghillies, on se fait un petit maquillage avant de rejoindre le poste de tir, une dernière gorgée de thé chaud sorti du thermos nous revigore après cette sieste assez fraiche. Mon téléphone vibre, ça y est nous avons le point d’exfiltration, on consulte la carte et là coup dur au moral il faut retraverser la vallée et remonter au niveau des bancs qui surplombent « la roche ». Je dis à Benounn « Oublie l’exfiltration concentrons-nous sur le tir on verra ensuite ». On descend alors, puis on va s’installer selon la position convenue la veille.

 

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Il se passe quelque minute avant qu’un véhicule arrive et largue deux soldats de la Red Star sur la piste. Ma position est à quasiment 40m de la position ou ils patrouillent, je me fige tel une souche pour rester invisible et ne relève légèrement la tête que toutes les 5 minutes pour consulter ma montre. Les minutes sont longues et pesantes, 7H50, un bruit de moteur se fait de plus en plus perceptible, un 4X4 noire arrive lentement, suivi d’une jeep sur laquelle je distingue « Victor » c’est bien lui ! Le véhicule ne semble pas s’arrêter, je vise donc un peu plus en avant et quand la tête de la cible passe sur mon réticule j’appuie sur la détente. J’entends le « clac » de ma bille sur la planche suivi d’un « Contact » lancé par le chauffeur qui accélère en trombe pour sortir de ma ligne de mire. Nous restons immobiles quelque instants, les deux patrouilleurs tirent à l’aveuglette dans notre direction, je rampe quelque mettre en arrière avant de déclencher notre mouvement de repli en couverture mutuelle. Nous rejoignons nos sacs complétement essoufflé par le dénivelé et l’adrénaline mais la satisfaction d’avoir atteint la cible nous donne la motivation pour appréhender le repli stratégique vers le point d’exfiltration. J’ai eu le temps de voir que mon coup avait porté plus bas que la tête, conséquence d’avoir desserré mon hop-up pour qu’il soit moins sensible au froid.

Les sacs remis sur le dos, on opte pour une descente plein azimut dans le vallon de pignatelle, on se rendra compte un peu plus tard que cette stratégie a été payante lorsque nous entendrons un véhicule patrouiller sur le GR52 en pied de colline. Si nous avions trainé d’avantage celui-ci nous aurait bloqué l’accès à la vallée. Nous nous sommes mis à couvert dans un bosquet de buis pour écouter son mouvement mais nous avions déjà traversé le GR. Nous reprenons la route en redoublant de vigilance, on prend le chemin inverse de la veille à travers les champs en longeant les haies, mais l’absence de brouillard et de feuille sur les branches rend la zone très ouverte. On progresse rapidement en faisant profil bas et en nous allongeant à chaque passage de véhicule. On retraverse la RD en évitant les murets cette fois ci ! Puis on disparait dans la végétation. Bien que la présence du sentier tout tracé vers notre point de repli nous ait bien tenté, nous avons préféré reprendre l’itinéraire de la veille en coupant dans la végétation en parallèle du vallon de Ste Catherine, et là a commencé une rude montée à travers des genets plus haut que nous qui nous attrapaient les mollets à chaque pas, avec de beaux ronciers pour couronner le tout ! Mais on n’allait pas prendre le risque de nous faire pincer si près du but.

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Dimanche 11h30.

On s’installe à 30m en surplomb du point et on met l’heure qu’il nous reste à profit pour une petite sieste. On entend l’arrivée du véhicule, mais il reste 10min, et on nous a bien fait savoir que l’heure c’est l’heure donc on attend ! On entend les gars discuter et s’étonner qu’on ne soit pas là ils téléphonent même à Strike pour lui poser des questions en regardant vers le bas du vallon, mais nous arrivons par-dessus ! Content de vous voir les Gars ! FIN DE LA MISSION !

On apprend avec surprise sur le trajet du retour qu’on est le dernier binôme en jeu ! Et là nous arrivons autour du barbeuk avec toute la troupe des participants et organisateurs qui nous félicitent.

On y croyait à peine mais quand on à vue la cible qui trônait aux pieds du Trophée on a pu apprécier l’impact de la bille en plein cœur !

C’est une grande satisfaction de voir que nos efforts de préparation et de conditionnement ont payé ! C’est la troisième fois que je tentais ce Challenge et connaissant sa difficulté nous l’avons entrepris avec beaucoup d’humilité et de précaution. Au niveau technique nous étions loin d’être les meilleurs et avions assez peu d’expérience en tant que binôme, mais nous avons abordé chaque étape avec le maximum de précaution en jouant la carte de la sécurité à chaque fois. Une petite dose de chance pour couronner le tout et nous voilà au bout de ce challenge mythique.

Un grand merci à tous ceux qui ont su reprendre le flambeau de ce challenge pour nous faire vivre une aventure excitante et immersive.

Boldrago

La mission est terminée, nous montons à l’arrière du camion avec nos sacs. Ça est là, sont posés un RPG, et autres accessoires. Nous discutons de notre aventure avec les membres de l’organisation venus nous chercher. Nous avons du mal à réaliser que nous sommes les seuls à rester en course. Arrivé sur le lieu du barbecue, nous sortons du camion bâché et découvrons avec émotion le nombre de personnes impliqués dans l’organisation du challenge. Nous sommes applaudis et récompensés par une bonne bière directement importée par nos amis belges. Rien ne m’aurait plus fait plaisir que de boire une bonne Jupiler après 2 jours d’efforts ! Un immense merci, et un grand bravo à l’équipe d’organisation et aux participants.

En écrivant ce retex j’ai pensé au temps que vous avez passé dehors à nous traquer, sachez que votre présence sur le terrain a influencé toutes nos décisions. Vous n’avez pas eu froid pour rien ! (Et nous non plus… Smilie: ;-)

Benounn

 

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Nouveaux contrats de licence pour Silverback Airsoft

Le fabricant HongKongais Silverback Airsoft annonce ce matin sur sa page Facebook la signature de deux nouveaux contrats de licence avec les fabricants Desert Tech et Military Police System.

Silverback présente du même coup 2 répliques concernées par ces contrats : le SRS et l’AA-12.

SRS :
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AA-12 :
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S&T DSR-1 / DSG-1 en pré-vente

La marque S&T propose en pré-vente sa réplique du fameux bull pop DSR-1 sur base ARES via le site de vente evike :

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Pré-vente à 450$, livraison prévue en juillet 2015.

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Concours chez les French Rooster.

Une fois n’est pas coutume, nos amis des French Rooster organisent le Dimanche 29 mars 2015 à CHAUMONT EN VEXIN, un concours de tir: « SNIPE & HAND BACKUP »

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PAPY et les siens vous donnerons plus d’infos et renseignements sur leur FORUM .

 

– Mino –

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Review du M24 CYMA par Skavenger

Skavenger de Sniperland nous dissèque sa dernière acquisition : un M24 CYMA. Cliquez sur les photos pour les agrandir.

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Salut les feuillus !

Pour votre plus grand plaisir (ou pas) j’ai craqué du slip sur le dernier snipe de chez CYMA, à savoir une copie du fameux M24 SWS de Remington.

Voilà, pour l’aparté RS, ça n’ira pas plus loin, ceux qui me connaissent le savent : « Le RS, je m’en bats les fesses » (oui j’aime faire des rimes)

Bref, je rentre jeudi soir de vacances et je trouve un zoli papier de madame Laposte. Ce matin, je file au guichet afin d’éviter la foule, c’est ça quand on a une poste pour une dizaine de villages…

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Bien emballé dans son carton, je trouve donc la commande passée chez et reçue en 6 jours calendaires, je ne voulais pas me taper de frais de port exagérés, et encore moins attendre la réplique un mois.

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Un avertissement concernant le contenu du colis, je n’en avais jamais vu avant, sans doute le shop a-t-il voulu prendre les devants suite aux récents événements parisiens…

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Voici donc la réplique dans sa boîte, et un canon Falcon 6.03 de 495mm (soit 8mm de + que l’origine) compatible AEG / GBBR open bolt, il attend son bloc Airsoftpro et l’adaptateur pour silencieux avant d’être monté, donc on verra ça plus tard.

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Sur la gauche du receiver, juste sous le rail, on trouve un autocollant indiquant « ENERGIE 1J. MAXI », je laule grave d’avance, car je me doute un peu qu’il tape davantage.

Contenu complet de la boite :

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Montage et premières impressions :

Bref, on sort les vis BTR du petit sachet, la fixation rapide pour bipied, on retourne la réplique et on visse tout ça.

Tadaaaa !

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C’est large, c’est massif, c’est macho-macho-men, bref, c’est BEAU !

Ils n’avaient que la couleur TAN en magasin, mais elle est finalement assez proche d’un Dark Earth, du coup je sais pas si je vais le repreindre en OD, peut-être juste lui faire une petite peinture perso « snake skin » en ajoutant du vert sombre et du od ainsi qu’un peu de marron « terre », façon mandrake.

Prise en main :

La réplique est bien équilibrée, finalement pas si lourde que ça. Assez peu de jeu si ce n’est dans le réglage de la crosse (fonctionnel bien sur), un joint de robinetterie retaillé et un peu de graisse RONT, et au-revoir le jeu. Attention c’est super chaud à démonter, et encore plus à remonter. Il faut également donner un petit coup de marteau sur les guides des tiges de guidage afin de resserrer le tout et limiter le jeu. Une fois tout ça fait ça ne bouge plus d’un poil de puce.

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L’aspect granuleux de la crosse permet une prise en main correcte mais sans plus, avec une paire de gants ça glissera, surtout avec mes gants deerhunter qui sont un peu trop grands.

Solution home made : une couche de colle, on envoie du sable fin, on repasse un coup de vernis mat et on a un grip d’enfer.

L’ergonomie est excellente malgré mes petites mains, une fois le bolt handle ramené après armement, la main tombe de suite autour de la poignée et le doigt sur la queue de détente. Les snipers à grandes paluches seront comblés.

Poids :

– 2800g à vide
– 500-600g de lunette
– 43g de chargeur à vide
– 20 billes soit 7-8g en 0.36/0.40 et on arrive à 50g par chargeur plein.

Total : moins de 3.5kg sur la balance, c’est suffisamment lourd mais pas trop non plus, parfait.

Edit : 3500g pile-poil avec lunette, rings et chargeur plein engagé.

Examen approfondi des différentes parties de la réplique ‘sort ses gants en latex’

Chargeur

Chargeur de type Snow Wolf (pas de téton qui dépasse à vide), on y mettra 20 billes maximum, j’en mets 16 avant que ça force.

Il tient bien en place mais dépasse un peu sur l’arrière (pas de maintien arrière !), défaut récurrent sur les M24 de ce type qui ne gêne en rien le fonctionnement.

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Canon flûté

Canon flûté de belle facture qui ressemble beaucoup aux standards Snow Wolf, mais après mesure, le pas de vis du muzzle cap mesure 19,5mm, et non 17,5mm comme sur le M24 Snow Wolf, donc problème de compatibilité pour les adaptateurs silencieux. Pas mesuré l’interne pour les spacers, mais des bouchons de vin ne rentrent pas loin, le canon est conique sur toute la longueur.

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Hopup

Standard Snow Wolf d’après les photos et les dimensions, donc compatible Airsoftpro et PDI !

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Receiver

Démontable en 2 parties : attention à ne pas perdre les rings de centrage durant les phases de démontage !

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Trigger et levier d’armement

Trigger calquée sur la trigger snow wolf également, le cylindre étant en 22mm interne, je pense que le 1st sear sera spécifique.

A vérifier pour les mesures exactes, messieurs à vos claviers !

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Apparemment c’est bien du standard M99/APS2/M24, croisons les doigts.

Passons à l’interne !

L’ensemble cylindre/piston

Cylindre de base en alu léger (daube) :

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Le nozzle mesure 19mm.

Le piston

Delrin, sans hésitation, plutôt costaud, diamètre ext 21.5mm à la tête, 21 au cul, diamètre intérieur 12.8mm (et merde pour le ressort en 13). Excellente étanchéité, moins de 3 fps d’écart sur 10 tirs (voir section « tests de tir »)

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La trigger

Semble de bonne qualité en alliage lourd, ça m’a pas l’air d’être du zamac ça a l’air bien plus costaud, à noter que les sears sont visiblement en acier cnc et réagissent à l’aimant, piston sear à 90° !

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Le bloc Hopup

çui là par contre m’a l’air d’être en alliage bien pourri, mais il fait son travail. D’après les fps que j’obtiens en comparaison du canon 6.03, ce doit être un 6.04 d’origine donc, canon de bolt classique compatible VSR.

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Mesures diverses de l’interne pour compatibilité :

– diamètre ext 23.5mm
– diamètre int. 22mm
– longueur jusqu’à l’embase : 242mm
– longueur totale avec la tige du levier : 276mm
– Tige du levier d’armement 34mm
– Méplat de la tige 5mm
– longueur nozzle : 19mm
– perçage encoche à 112mm
– Longueur du piston 123mm
– Diamètre du piston 21.5mm à la tête, 21mm au cul (VSR like ?)
– Diamètre du spring guide 21mm (VSR like ?)

Tests de tir :

Passage au chrony :

Hopup à zéro : 475-473-468-473-473-475-475
Hopup à moitié : 468-468-467-468-465-468-468

Après découpe de 3 spires (en prévision de l’installation d’un canon 6.03) :

Hopup à zéro : 432-437-432-432-431-434-432
Hopup à moitié : 423-424-423-424-423-423-424

On a affaire à une réplique très régulière d’origine, c’est du CYMA, je ne suis pas surpris.

En revanche, ça claque dur ! Bon ok, les 475 fps y sont peut-être pour quelque chose, mais tout de même ça fait un bon raffut…

C’est plutôt bruyant et le bruit n’est pas très sec ni agréable, je pense que le piston en nylon qu’on peut apercevoir sur la photo est sans doute peu étanche et de piètre qualité.

EDIT : après démontage/remontage/regraissage/suppression des jeux, ça claque sec et net, j’aime !

Performances :

On graille le chargeur avec de la 0.36 et direction le jardin

Première constatation, ça lève sans problème, avec une petite remontée en fin de course comme on aime.

Seconde constatation, même à 424fps ça porte loin !

Mesures Google Earth : 70m max, 64m utile, 59m tendu 8/10 sur un arbre de 30cm de diamètre.

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Pas mal mais ça sera encore mieux avec une chambre et surtout un joint dignes de ce nom.

Utilisation :

Petite inquiétude, on sent que le cylindre c’est de la daube (et le mot est faible), c’est pas rigide du tout, et la sensation à l’armement n’inspire pas vraiment confiance, on dirait qu’il flotte un peu dans le receiver.

D’après plusieurs utilisateurs, il a pété au niveau du levier d’armement, et assez vite de surcroît (tordu). 1 fois sur 10 on dirait que le piston n’accroche pas.

EDIT : J’avais oublié un o-ring de guidage en delrin à mettre dans le receiver, maintenant ça flotte plus du tout ^^

Photos de l’ensemble

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et après peinture perso OD + snake skin vert feuillage

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Bilan :

+ M24 cheap
+ solide, aucun jeu, pas un seul craquement
+ trigger full metal d’aspect solide
+ canon d’origine en 6.04 laiton relativement précis
+ disponible en 2 couleurs et canon flûté
+ piston de qualité compatible VSR
+ chargeur qui tient en place même si c’est pas parfait ~20 billes (on en mettra que 16 si on veut pas forcer)
+ compatible hopup M24 SW (airsoftpro, PDI)
+ bonne qualité d’usinage et matériaux solides
+ piston @90° sans doute compatible avec les pistons VSR.

– 475fps d’origine
– cylindre propriétaire (12mm de plus qu’un cylindre VSR)
– bruyant bien sec
– jeu dans le réglage de crosse
– diamètre intérieur du piston en 12.8mm, donc pas compatible avec ressort de 13mm (quoiqu’en limant un peu…Smilie: ;)
– revêtement granuleux n’accroche pas suffisamment avec des gants
– pas fait pour les petites mains (les miennes sont juste j’ai une taille 6,5 et des petits doigts)

En attendant, n’hésitez pas à poser vos questions, je tâcherai d’y répondre dans la mesure de mes compétences et du matériel dont je dispose !

– Skavenger360 – pour
Merci de me citer en cas de reproduction totale ou partielle de la review.

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V CHALLENGE DE LA PLUME BLANCHE Trophée « CARLOS NORMAN HATHCOCK »

Voilà c’est annoncé, le mythique challenge revient cette année les 3.4.5 avril, nouvelle Organisation, nouveau Forum mais même lieu magique le VALDEBLORISTAN ……………

– Mino-

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Après la sortie du fameux M200 Cheytac à douilles éjectables, Socom Gear nous sort en pré-order chez RedWolf le Barrett M107 GBB Shell Ejecting (8MM) à CO2

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Un GBB à douilles éjéctables en pré-order au prix de 1550 USD$ .

– Mino –

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